Sunday, June 15, 2008
Kali Yuga
Selon le shivaïsme la durée du Kali Yuga, aussi dénommé l’âge de fer ou l’âge des conflits, est limitée à environ 6000 ans ; son début remonte à l’an 3 606 avant J.-C. et sa fin se situe en 2442 après J.-C.
Le calcul de la durée du kali Yuga est controversé.
Les erreurs d’interprétation des textes sanskrits, la confusion est caractéristique de l’âge noir, sont à l’origine de l’idée d’une période considérablement plus longue, environ 430 000 années.
Hésiode :
C’est maintenant (l’âge des hommes) de la race de fer. Ils ne cesseront ni le jour de souffrir fatigues et misères ni la nuit d’être consumés par les dures angoisses que leur enverront les dieux. Du moins trouveront-ils encore quelques biens mêlés à leurs maux. Mais l’heure viendra où Zeus anéantira à son tour cette race d’hommes périssables : ce sera le moment où ils naîtront avec des tempes blanches. Le père alors ne ressemblera plus à ses fils ni les fils à leur père, l’hôte ne sera plus cher à son hôte l’ami à son ami, le frère à son frère, ainsi qu’aux jours passés. A leurs parents, sitôt qu’ils vieilliront, ils ne montreront que mépris ; pour se plaindre d’eux, ils s’exprimeront en paroles rudes, les méchants ! et ne connaîtront même pas la crainte du ciel. Aux vieillards qui les ont nourris, ils refuseront les aliments. Nul prix ne s’attachera plus au serment tenu, au juste, au bien ; c’est à l’artisan de crimes, à l’homme tout démesuré, qu’iront leurs respects ; le seul droit sera la force, la conscience n’existera plus. Le lâche attaquera le brave avec des mots tortueux, qu’il appuiera d’un faux serment. Aux pas de tous les misérables humains, s’attachera la jalousie, au langage amer, au front haineux, qui se plaît au mal. Alors, quittant pour l’Olympe la terre aux larges routes, cachant leurs beaux corps sous des voiles blancs, Conscience (Aidos) et Vergogne (Némésis), délaissant les hommes, monteront vers les Eternels. De tristes souffrances resteront seules aux mortels : contre le mal, il ne sera point de recours.
" Les travaux et les jours ".
Saturday, May 31, 2008
L'ange Kryon n'a pas bonne mine
Dans un message délivré par Lee Carroll en 2006, l’entité Kryon (ou Kryeon) annonçait une phénoménale transformation des monstres de la finance et des vampires de la jet society :
Kryon promettait aussi un avenir radieux aux Africains qui étaient l’objet d’attention des classes dirigeantes :
En effet, les Occidentaux ne s’inquiètent pas assez du sort des autres habitants de la planète. Les " oncles bienfaisants de la terre " font mourir de faim les Africains leur épargnant ainsi la longue agonie du sida. C’est sans doute cela la compassion des puissants.
Friday, May 30, 2008
Naomi Klein, égérie de la résistance
Les patrons sont insatiables, leur richesse ne cesse d’augmenter pendant que les personnes qu’ils exploitent n’échappent pas à la paupérisation. Devant le scandale, la révolte est légitime. Les populations doivent se défendre en s’inspirant du courage des ouvriers argentins dépeint par Naomi Klein dans son film " The Take ".
Les " élites " infernales fréquentent les mêmes clubs où elles s’acoquinent et complotent contre les peuples. Ces classes dominantes sont plus que jamais monstrueuses et leurs crimes sont nombreux. Elles utilisent la guerre, les catastrophes, la peur pour soumettre et contrôler l’humanité.
Naomi Klein ne parle pas de complot mais de stratégie. Elle a raison, quand on contrôle presque tous les organes de pouvoir on ne complote plus.
"The Take", première partie :
Deuxième partie :
Troisième partie :
Quatrième partie :
Cinquième partie :
Saturday, May 24, 2008
Tibet, géopolitique et canulars
Le séisme qui a dévasté le Sichuan a curieusement estompé la crise tibétaine. Cette accalmie indique que l’opération de déstabilisation de l’empire du milieu a besoin d’utiliser les médias et la désinformation.
Dès le début des émeutes, les personnes qui connaissent les riches lamas tibétains de la diaspora ont immédiatement perçu le plan qui vise à affaiblir la Chine au profit des USA. Les fans du Dalaï-lama ont-ils l’esprit vraiment clair ou bien agissent-ils sous influence ? La véritable nature du bouddhisme magique du Tibet devrait faire réfléchir les personnes qui considèrent que la liberté est fondamentale. En effet, les techniques du Vajrayana avec ses litanies lancinantes, méditations dangereuses et serments de soumission aux lamas ne favorisent pas le discernement, au contraire...
Ainsi, il est aisé, plusieurs semaines après la crise tibétaine du début du printemps, de constater le fanatisme des néo-bouddhistes. Ils idolâtrent vraiment trop leur grand gourou. C’est une attitude incorrecte d'après le bouddhisme originel.
La photo ci-dessous, largement diffusée sur le Web par les fans du Dalaï-lama, accuse les militaires chinois de se déguiser en moines casseurs. La vidéo réalisée par les Chinois récuse ce " hoax ". En réalité, cette photo a été prise en 2002 sur le tournage du film " The Touch ". Les soldats chinois avaient reçu l’ordre de jouer le rôle de moines tibétains.

Des éléments de géographie politique suffisent pour comprendre que les USA, cette puissance impérialiste dirigée par des va-t-en-guerre, ne renonceront pas à se servir des séparatistes tibétains pour conforter leur implantation en Asie Centrale et affaiblir la Chine.
Certes la Chine n’est pas une démocratie comme les USA. Cependant, nous devons comparer objectivement le pouvoir de nuisance des deux pays depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Ceux qui procèdent ainsi deviennent souvent des opposants à l’empire anglo-saxon.
L’utilisation du bouddhisme tibétain par des services étasuniens spécialisés s’inscrit dans un vaste programme d’aliénation des individus. Les uns, ceux qui ne peuvent adhérer à ce spiritualisme dévoyé, basculent dans le matérialisme ; les autres, deviennent des inconditionnels du spiritualisme mondial fondé sur la consommation d’inepties estampillées " Nouvel Age ". Précisons, que ce Nouvel Age est un mouvement international syncrétique de nature totalitaire comme le démontre le philosophe Michel Lacroix dans "L'idéologie du New Age". Toutes les traditions authentiques sont refondues, dénaturées et commercialisées par l'industrie manipulatrice du Nouvel Age. Le matérialisme et la spiritualité frelatée sont des chausse-trapes placées sur le chemin de la véritable libération par ce que Guénon nomme la " contre-tradition ".
N’oublions pas que les talibans sont des golems modelés par la CIA. Les fanatiques lamaïstes sortent du même moule.
Les lamentables journalistes sont presque tous à la botte du pouvoir financier international qui a pris le contrôle de certains pays et de nombreuses institutions mondiales. Le tapage médiatique autour des émeutes au Tibet de ces dernières semaines était voulu par ce pouvoir. En revanche, les guerres iniques de Bush et le martyre des Irakiens (un million de morts) sont quasiment occultés par les médias.
Saturday, May 17, 2008
PETER PAN introduction à la spiritualité elfique
Deuxième partie :
Troisième partie :
Quatrième partie :
Cinquième partie :
Sixième partie :
Peter pan film part 6 fin
envoyé par jeme1802
A l’instar des guerriers Picaninny de la belle et farouche princesse Lis Tigré, les elfes de Joël Pan ont déterré la hache de guerre. Plus exactement, ils réactivent le vril, l’énergie cosmique du grand Manitou, pour combattre la flibuste mondiale.
Le maître suprême des illuminati noirs, de grands siffleurs de rhum cubain, a l’intention d’empucer toute l’humanité. Crochet-Maitreya, l’imperator des pirates illuminati, veut aussi mettre son crochet de fer sur Joël Pan, le trublion qui refuse la puce sous-cutanée. L’imperator et ses sbires illuminati étripent les récalcitrants en chantant :
Larguez les ris, quand je parais,
Ils crèvent de peur !
Il ne vous reste plus de chair sur les os,
Quand Crochet vous a serré la main !
Mais Joël Pan de la Bruyère qui pousse au pays imaginaire (la deuxième à droite, et droit devant jusqu’au matin !) projette d’envoyer Crochet-Maitreya dans la ventre du crocodile Dalaï. Dans la panse du grand saurien tantrique, le méchant imperator entendra la sonnerie du réveil matin qui procure l’éveil et les délices du nirvana. Puis, Joël Pan et ses elfes prendront le large cosmique à bord du galion noir rebaptisé " Merkabah ".
Pour tout savoir sur la spiritualité elfique :
http://joellabruyere.free.fr/pratique-elfique.htm
Des dossiers de Joël Labruyère sont en ligne :
http://conspiration.ca/joel_lab/accueil2.html
Les idées de Joël Labruyère n’engagent pas Bouddhanar.
Le producteur de " Peter Pan, l’homme d’affaires Al-Fayed a, dans sa manche, une liste de 68 témoins. Objectif ? Prouver que Diana et son fils Dodi ont été assassinés sur commande… LIRE LA SUITE…
Thursday, May 15, 2008
David Rockefeller interviewé par Benjamin Fulford
Deuxième partie :
Troisième partie
Quatrième partie :
On se gausse des conspirationnistes, mais les manuels d’histoire foisonnent de conjurations, coups d’Etat, intrigues politiques. Depuis la nuit des temps, d’impitoyables prédateurs luttent avec férocité pour prendre et conserver le pouvoir en prétextant le bonheur des peuples.
En France, ces prédateurs se retrouvent parmi nos " élites ". Les enfants d’un haut magistrat corrompu témoignent. VOIR LA VIDEO...
Les incroyables révélations du cinéaste Aaron Russo
Nick Rockefeller est incriminé par Aaron Russo (1943-2007). Le témoignage du cinéaste dénonce la conspiration des puissants, c’est un programme diabolique de contrôle et d’aliénation des populations.
Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller
envoyé par Libre_
Friday, March 14, 2008
Saturday, February 16, 2008
Les vieux démons
Les faucons du Pentagone n’ont pas renoncé à leur programme d’éradication du communisme. Ils n’aiment pas le regain de vitalité des théories marxistes. Les injustices et les dégâts causés par le capitalisme international inquiètent de plus en plus les populations.
En outre, plusieurs états sont toujours communistes : la Moldavie, le Vietnam, le laos, la Corée du Nord, Cuba et surtout la Chine avec son extraordinaire potentiel humain et économique.
Les forces étasuniennes encerclent la Chine pendant qu’une intense propagande diabolise ce pays et victimise les Tibétains. Pour les Américains, il s’agit d’affaiblir la Chine par tous les moyens.
Avec l’aide de la CIA, les extrémistes réveillent les vieux démons et les maîtres tantriques préparent les esprits à la guerre sainte annoncée dans le Kalachakra tantra. Les responsables religieux prêtent volontiers main forte aux puissants surtout s'ils bénéficient des largesses de Washington.
La République populaire de Chine est entourée de toutes parts par des bases américaines, des ports ou des aéroports auxquels l'armée US a libre accès. VOIR LA CARTE...

LE ZEN EN GUERRE, Brian Victoria
"Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation chrétienne face au bolchevisme, théories suspectes de la guerre juste, on croyait ces images et ces thèmes réservés à l'Occident. Au moins la compassion bouddhiste aurait-elle protégé l'Asie de pareilles dérives. Point, comme le démontre à l'envi le livre de Brian Victoria. Très tôt dans le 20ème siècle, le bouddhisme japonais s'est dévoyé en idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et impérialiste. Les plus grands maîtres, et le célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux " zen d'entreprise ", du Japon en plein essor. Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une " âme du Japon éternel " inquiétante, trahissant les lois de la tradition bouddhiste la plus établie. L'Occident n'est donc plus seul à porter la lourde tâche d'une interrogation sérieuse des origines et de la nature des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler."
Sunday, February 10, 2008
Naked in Ashes
L’Atma n’est pas purifié par les six méthodes du Yoga. L’absence du mental ne le rend pas plus clair. Les enseignements d’un gourou ne le révèle pas. Il est toute pureté en Lui et par lui. […]
L’Avadhûta, avec une ferme égalité d’âme, vivant dans le temple sacré du Rien, va nu, sachant que tout est Brahman. […]
L’Atman que réalise le sage n’est pas le but (atteint par) le contrôle de la respiration (prânâyâma) et les postures du Hatha Yoga. En Lui il n’y a ni connaissance ni ignorance. […]
Le maître ne peut enseigner l’Atman : le disciple ne peut pas apprendre Cela. […]
Rien ne peut être ajouté ou enlevé à l’Universelle Conscience. Il ne peut être invoqué ou adoré avec des fleurs et des feuilles. Méditations et mantras ne peuvent l’atteindre. comment pourrait-il être adoré comme Shiva, puisqu’en Lui il n’y a ni distinction ni unité ? […]
Ni péché ni vertu n’existent en moi ; par nature je suis Nirvâna. Je ne suis ni adorateur ni adoré. Ni instructions ni rituels n’existent pour moi. De même que je ne suis connaissance. Par nature je suis Nirvâna. […]
Le sage ne s’efforce en rien, pas même pour le Dharma ou la libération. Il est libre de toutes les actions et de tous les mouvements, libre aussi du désir et du renoncement. […]
L’Avadhûta Gîta est un petit texte traduit du Sanscrit par Alexandra David-Neel. Elle écrit dans l’introduction de son livre " Astravakra Gîta, Avadhuta Gîta " :
" Depuis quelques années des prédicateurs, tant orientaux qu’occidentaux, tentent de propager, en Europe et en Amérique, sous le nom de Védanta, un mélange de Védanta édulcoré et de doctrines diverses parmi lesquelles se rencontraient la bhakti émotive des Vaishnavas, des théories et des pratiques empruntées au Tantrisme et au Yoga tardif et divers autres éléments hétérogènes. Certains s’ingénient même à introduire dans leur présentation de ce Védanta, des rapprochements avec le mysticisme catholique. J’ai donc pensé qu’il pourrait être utile d’offrir au public lettré français, non spécialiste des études de philosophie indienne, un texte qui présente sous une forme très brève et dans toute sa rigoureuse pureté, le véritable Advaïta Védanta. "
Plus loin, elle précise :
" Beaucoup d’érudits indiens n’hésitent pas à reconnaître que l’Advaïta, tel qu’il est présenté par Shankarâcharya, le véhément adversaire des Bouddhistes décèle de nombreux emprunts faits aux éminents philosophes de ces derniers. C’est, avouent-ils, en grande partie à cette inclusion de théories bouddhistes dans la doctrine qu’il prêchait que Shankara est parvenu à vaincre le Bouddhisme et à l’extirper de l’Inde. Ces Advaïtistes ne cherchent d’ailleurs pas à se cacher la vérité à ce sujet. " Nous sommes des Bouddhistes déguisés ", confessent-ils avec un sourire (pracchana Baudha). "
L’Avadhûta Gîta rejette la science des doctes spiritualistes, les parades clinquantes, la religiosité factice, les riches chasubles des prêtres… L’Avadhûta sadhu est souvent nu.
Des extraits de la traduction de Hari Prasad Shastri de l'Avadhûta Gîta accompagnent la vidéo " Naked in Ashes ". Les termes " Atma ", " Soi ", " Brahman ", peuvent être remplacés par " état naturel de l’esprit ", " nature de Bouddha "…
" Avadhût Gîta " de Mahâtma Dattâtreya, traduction de Hari Prasad Shastri, Archè.
" Astravakra Gîta, Avadhûta Gîta, Alexandra David-Neel, Editions du Rocher.
Saturday, January 12, 2008
Le Dalaï-lama est morigéné
Le ton est bourru et agressif, mais c’est le ton de la colère populaire quand le scandaleux tapage de la propagande lamaïste devient insupportable. Les manipulateurs récoltent ce qu’ils ont semé. Beaucoup de personnes ne se laissent plus berner par les mensonges des médias.
Les échos du WEB :
Le Centre de Surveillance de la Droite Internationale : http://reactionismwatch.wordpress.com/2008/01/06/la-cia-sponsor-du-dalai-lama/
L’article de Michael Backman Behind Dalai Lama’s holy cloak :
http://www.theage.com.au/news/business/behind-dalai-lamas-holy-cloak/2007/05/22/1179601410290.html
Rue89 :
http://www.rue89.com/2007/10/18/tibet-le-soutien-ambigu-des-etats-unis-au-dalai-lama
Le mythe du Tibet :
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-08-24%2011:39:05&log=invites
Le Parti Communiste Révolutionnaire :
http://www.pcr-rcp.ca/fr/arsenal/4d
Friday, January 04, 2008
Noam Chomsky
Chomsky le libertaireL’anarchie recouvre beaucoup de choses différentes. Mais il y a un courant au sein de l’anarchie qui est l’héritage direct du libéralisme classique, qui s’efforce de défendre la liberté et la démocratie contre le capitalisme. Ces courants anarchistes s’efforcent de proposer des formes d’organisation susceptible d’aider les gens à multiplier les fruits de la liberté.
Les anarchistes ont toujours été attachés à un principe fondamental : toute forme d’autorité, de hiérarchie, doit être remise en question et doit prouver son bien-fondé. Il n’y a pas d’auto-justification qui tienne. Cela vaut aussi bien pour les relations entre les parents et les enfants, les hommes et les femmes, dans le monde du travail ou entre les Etats. Il faut repérer toutes les formes d’autorité et les sommer de ce justifier.
Certaines ont un bien-fondé. Ainsi, les relations entre une mère et son enfant sont de nature autoritaire. Mais toute forme d’autorité qui ne peut prouver son bien-fondé est illégitime, et on est en droit de la renverser. C’est vrai à tous les niveaux, des relations individuelles aux relations internationales. A mon avis, tel est l’apport essentiel de la pensée anarchiste. Il vient tout droit des luttes populaires, des Lumières.
Noam Chomsky, " Deux heures de lucidité ", les arènes.
LA PROPAGANDE
Tout l’art de la propagande consiste à donner aux gens le sentiment qu’ils sont impuissants, isolés, coupés les uns des autres. En fait, pour l’industrie de la publicité et de la propagande commerciale en générale, le monde idéal serait un monde fondé sur deux éléments : d’abord la télévision, chacun devant son poste, coupé des autres, voire de sa famille ; ensuite, pour autant que cet idéal puisse être approché, que les gens ne constituent plus une menace pour les riches et les privilégiés, de sorte qu’il n’y ait pas de " crise de la démocratie " au sens où l’entendent les élites. Les gens ne s’occuperaient que de leur propre petite vie, des choses superficielles de l’existence, comme les objets de consommation à la mode. Ils seraient " spectateurs ", et non " acteurs ", dans l’élaboration de la politique à tous les échelons : local, sur les lieux de travail et au-delà.
Périodiquement, ils auraient le droit de confirmer les élites dans leur pouvoir, mais le reste du temps ils devraient laisser la conduite des affaires du monde à ceux qui s’autoproclament des " hommes responsables ". Soulignons-le une fois de plus : ce ne sont pas là les idées de groupes extrémistes, mais celles d’une large fraction des élites à travers tout l’échiquier politique.
Noam Chomsky, " Deux heures de lucidité ", les arènes.
LA DEMOCRATIE
L’Europe s’imagine qu’elle a des intellectuels engagés, mais la réalité est bien différente, à quelques exceptions près. Quand il y a eu des progrès, ils sont venus non pas des intellectuels, mais d’abord et surtout des forces populaires, et bien souvent des organisations de la classe ouvrière.
Ainsi dans les années 60, il y a eu un grand mouvement de contestation un peu partout dans le monde : en Europe, aux Etats-Unis, au Japon… Les élites libérales (au sens américain du terme) et les élites sociales-démocrates se sont alarmées. C’est sur cette toile de fond qu’est née la commission trilatérale, dont les membres sont recrutés parmi ces élites. On y trouvait de grands dirigeants d’entreprise, des responsables politiques et des intellectuels aussi bien américains, européens que japonais. Ils se reconnaissent dans un libéralisme internationaliste, un peu comme les adeptes de la " Troisième voie ". Les membres de l’administration Carter, par exemple, venaient presque tous des rangs de la Trilatérale, y compris Carter lui-même. Peu après sa création, à l’initiative de David Rockeffeler, cette organisation a publié un livre important, " La Crise de la démocratie ", reprenant les actes d’une conférence de la Trilatérale. Le rapporteur français était Michel Crozier ; l’Américain, Samuel Huntington ; et le Japonais, Joji Watanuki. Selon eux, il y avait " crise de la démocratie " parce que dans les années 60, les citoyens des pays représentés dans la Trilatérale avaient tenté d’entrer dans l’arène publique. Les couches de la population censées demeurer apathiques – les femmes, les jeunes, les minorités, la population toute entière avaient voulu intervenir dans le débat politique sur la base de leur propre programme.
Si vous êtes naïfs, vous croyez que c’est justement cela, la démocratie. Mais si vous êtes un tant soit peu lucide, vous savez qu’il s’agit d’une crise de la démocratie. C’est ce qu’ils appellent un " excès de démocratie ". Pour surmonter la crise, ils ont appelé à une plus grande modération de la démocratie. La vraie démocratie ne pouvait revenir qu’à condition que les citoyens redeviennent passifs et apathiques.
Le rapporteur américain, Huntington, a eu ce commentaire passablement nostalgique : " Trutman a pu gouverner le pays avec l’aide d’une poignée d’avocats et de banquiers de Wall Street. " Ils étaient particulièrement inquiets de l’échec des institutions chargées de " l’endoctrinement des jeunes " : l’école, l’université, les églises ne faisaient pas leur travail. Elles ne leur inculquaient pas la passivité.
A vrai dire, c’est à ce moment-là qu’a commencé l’assaut contre la démocratie sous la forme du néo-libéralisme, avec le transfert du pouvoir aux grandes entreprises, le démantèlement de l’Etat-Providence… Le tout a été accompagné d’une intense propagande. Bien entendu, ce n’est pas la Trilatérale qui a décidé de cet assaut. Sa réaction n’était qu’une manifestation parmi d’autres des inquiétudes qui y ont conduit. D’où leur coïncidence dans le temps.
Noam Chomsky, " Deux heures de lucidité ", les arènes.
Entre la plume et l’enclume http://www.plumenclume.net/textes/2007/chomsky150507.htm
EPOK EPIK http://info-veille-biotech.typepad.com/epokepik/2007/10/chomsky-et-comp.html
Noam Chomsky http://www.positiverage.com/interview/chomsky.html
Sur la nature humaine http://www.mollat.com/livres/noam-chomsky-sur-nature-humaine-9782930402178.aspx
la-bas.org http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1181
Tuesday, December 25, 2007
Les nouvelles valeurs américaines et la légalisation de la cruauté
Deuxième partie
Troisième partie
Quatrième partie
Cinquième partie
Sixième partie
Les questions qui fâchent d'un étudiant trop curieux.
Le jeune homme est violemment interpellé par la police et reçoit une décharge électrique de 50 000 volts.
Il y a selon moi contradiction entre naissance et propriété. Celui qui en naissant sur terre n’a pas un endroit pour reposer sa tête est nécessairement l’ennemi de ceux qui possèdent… Il y a en France des millions d’hommes qui viennent au monde sans pouvoir dire avoir un arbre en partage. Il y aurait un terrible livre à faire sur le mot propriété. […]
Hauts et puissants larrons, sangsues opiniâtres, propriétaires durs, inexorables ! Par quelle fatalité faut-il que vous ayez tout, et que les autres hommes n’aient rien ? […]
Dans l’ancien régime, les lois étaient toutes faites en faveur des riches…Les riches avaient formé une espèce de conspiration contre les pauvres, ils abusaient du travail, de la peine, de la fatigue, des efforts de tant d’infortunés… Cette violence-là s’était tournée en justice. Les lois n’agissaient plus que pour consacrer leur brigandage.
Louis-Sébastien Mercier (1740 – 1814)
Skull and Bones, l'élite de l'Empire : http://www.voltairenet.org/article14367.html
Voir aussi : http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=2446&titre=Fascisation-de-l-Amerique
Tuesday, December 04, 2007
Le contrat
Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs. Il n’y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme, et c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté à sa volonté.
Rousseau, Du contrat social.
Sunday, November 25, 2007
Freegan
Monday, October 08, 2007
L'incorruptilité du moine
Le corps du lama Hambo Itigilov ne s’est pas décomposé bien que sa mort remonte à l’année 1927.
Les prodiges post mortem d’un moine maronite, le père Joseph Charbel Maklouf, décédé en 1898 à l’âge de 70 ans, sont relatés par Hélène Renard :
Ce furent d’étranges lumières qui attirèrent d’abord l’attention des voisins :
" Nous pouvions voir de nos maisons, disaient-ils, à dix minutes en face, au sud, une lumière brillante sur un tombeau différente des lumières ordinaires, qui apparaissait et disparaissait. "
Ils alertèrent les moines du monastère qui ne les crurent pas. Mais à force d’insister, ils se rendirent ensemble à l’endroit d’où émanait ce phénomène lumineux. Ce n’était pas n’importe quel tombeau. Là était enterré un saint homme, un moine maronite, le père Charbel Maklouf.
Comme la coutume l’impose, le défunt moine avaient été enveloppé de sa robe, et son corps descendu dans une tombe touchant à l’église du monastère. Le corps avait été déposé sur une planche, sans cercueil, sur une sorte de marche intérieure à 25 centimètres environ du sol. Comme cette tombe était évidemment située au-dessous du niveau du sol, elle était inondée dès qu’il pleuvait.
On vérifia la tombe, on s’assura que le corps était toujours bien en place et on referma soigneusement la sépulture.
Un an passa. Le 15 avril 1899, la tombe fut ouverte en présence du supérieur, de plusieurs moines et d’autres témoins. Ils s’aperçurent que les eaux de pluie avaient pénétré dans la tombe (et dans les autres également), la transformant en un véritable bourbier. A leur grande stupéfaction, ils virent que le corps du père Charbel flottait sur cette boue. On le retira donc. Et une nouvelle toilette fut donné à ce corps : quand il fut débarrassé des moisissures qui le recouvraient, on découvrit qu’il était intact. La peau était fraîche, les jointures flexibles ; les membres souples pouvaient parfaitement se plier ; les cheveux et la barbe n’étaient pas tombés. L’un des témoins, le père Joseph Younès le décrivit ainsi :
" Les mains étaient posées sur la poitrine, tenant la croix. Le corps était tendre, frais, souple ; sur le visage et les mains, on constatait la présence d’une certaine moisissure blanche semblable à du fin coton. Quand Saba Bou Moussa essuya cette moisissure, le visage et les mains apparurent comme ceux d’un homme endormi. Un sang bien rouge mêlé d’eau coula de son côté. "
On changea son linge et ses vêtements et, cette fois-ci, on enferma le corps dans un cercueil dont la partie supérieure, vitrée, permettait de le voir. Ce cercueil fut gardé dans un oratoire de l’église du monastère.
Les jours suivants, les moines inspectèrent le cadavre : de nouveau il était recouvert d’un liquide rouge qui paraissait suinter des pores de la peau. Et ce liquide imprégnait les linges et les vêtements à tel point qu’on était obligé de le changer deux fois par semaine.
Deux ans plus tard, en 1900, dans le but de mettre fin à ce suintement, on décida d’exposer le cadavre à l’air libre, sur une terrasse. Mais ce fut en vain. Le corps suintait toujours. Le docteur Elias El-Onaissi, dans une déclaration écrite en 1921, raconte : " J’ai vu au couvent d’Annaya le corps du père Charbel… Ayant attentivement examiné ce cadavre, j’ai remarqué que ses pores livraient passage à une matière comme la sueur… J’ai maintes fois recommencé le même examen à des époques différentes ; le phénomène a toujours été le même. "
Maintes fois, en effet, puisque ce suintement et cette incorruption du cadavre ont duré pendant plus de cinquante ans…
En 1927, le corps fut placé dans un cercueil de bois recouvert de zinc, isolé du sol, et la tombe minutieusement scellée dans un mur de la crypte.
En 1950, soit vingt-trois plus tard, ce même mur se mit à suinter un liquide rosé et visqueux… On fit rouvrir la sépulture : le liquide provenait du cercueil. L’enquête canonique commit trois médecins pour expertise qui observèrent que la " sueur de sang qui avait déjà été constaté depuis 1899 jusqu’en 1927 suintait toujours sans interruption de la même façon que lors de la précédente exhumation et, répandue sur tout le corps, avait imprégné les vêtements sacerdotaux. Une partie de la chasuble était pourrie, ainsi que le fond du cercueil de bois ; le fond du cercueil de zinc était fendu à l’endroit des pieds… "
C’est donc ce liquide qui, suintant dans ce cercueil fendu, avait fini par imprégner, goutte à goutte, le mur de la crypte. Les témoins de ce spectacle incroyable attestèrent aussi que le corps du père Charbel avait conservé toute sa souplesse. Mais l’histoire ne s’arrête pas là !
A nouveau, on replaça le corps dans un cercueil neuf, déposé dans un tombeau aux pierres cimentées. Comme les pèlerins commençaient à affluer, on accepta de le mettre dans une châsse qui permettait de le voir.
En 1952, soit cinquante-quatre ans après la mort du saint ermite, de nombreuses personnes ont pu observer que le corps était intact et qu’il suintait toujours cet étrange liquide. Parmi eux, le docteur Georges Choukrallah, qui examina trente-sept fois ce cadavre en dix-sept ans, écrit :
" Après avoir examiné maintes fois ce corps intact, j’ai été toujours étonné de son état de conservation et surtout de ce rougeâtre qui suinte. C’est un phénomène si unique qu’aucun médecin n’en a vu de semblable… "
Si le cas du père Charbel était unique, on serait peut-être en droit de rejeter tous ces témoignages malgré le sérieux des enquêtes canoniques.
Mais l’histoire des mystiques montre que bien d’autres cas d’incorruption sont attestés. Certains sont anciens, d’autres tout récents.
Hélène Renard, " Des prodiges et des hommes ", Philippe Lebaud Editeur.
Wednesday, June 27, 2007
Les satanistes
Vers le milieu de la vidéo, un sataniste prétend avoir tué une personne en recourant à des rites magiques. Il utilise une dague rituelle tibétaine nommée "phurba". Presque toutes les boutiques des centres bouddhistes tibétains commercialisent des phurbas.
Voir la première partie du reportage
En une année, 250 adolescents, adeptes du satanisme, se sont suicidés.
D'après les textes ésotériques, le sataniste fait un pacte avec les forces ténébreuses de l’infra-monde. Son gourou est Satan que Dante plaçait au centre du globe terrestre. Le pacte avec Satan entraîne pour le psychisme de profondes transformations négatives, car l’arcane du satanisme est la haine.
De nombreux rituels de la démonologie tibétaine relèvent de cet arcane. Les "protecteurs " courroucés du panthéon tibétain sont souvent des entités démoniaques qui ont pour mission de détruire et de tuer les adversaires du lamaïsme. Selon " Le Manuscrit d’Or ", le cinquième dalaï-lama célébrait les cultes des entités courroucées. Dans les rituels du cycle du rD-rje gro-lod gnam-lcags ‘bar-ba, l’encens est remplacé par la chair humaine brûlante (sha-chen-gyi bdug-spos), les lampes sont alimentées par de la graisse humaine fondue (tshil-chen-gyi mae-me), le sang remplacet l’eau rituelle, les fleurs sont substituées par des yeux… Une peau humaine (g.yang-gzhi) et un crâne sont utilisés par le magicien tantrique qui suit les instructions données par Zur Chos-dbying rang-grol. L’initiation à l’entité protectrice gSang- sgrub, un aspect particulier de dPal-dan lhamo, exige une tête humaine fraîchement coupée.
Wednesday, June 20, 2007
La lévitation du yogi
Des adeptes du bouddhisme tibétain pourraient croire que Padmasambhava est de retour en voyant un homme en lévitation. Cet homme, Criss Angel, de son vrai nom Christopher Sarantakos, est magicien, maître de yoga et cascadeur.
Dés l'antiquité, certains prêtres utilisaient des trucages pour simuler des dons surnaturels et des manifestations extraordinaires des dieux.
En Egypte, Isis était la déesse de la magie. Le mage égyptien, à la fois prêtre et guérisseur, était un personnage estimé et influent de la société. Le Papyrus de Westcar, conservé au musée d’art égyptien de Berlin-Charlottenburg, relate les exploit du magicien égyptien Dedi de Dedsnefru (ou Meidoum). Il vivait en 2700 avant J.C..
Du persan " mag " et du grec " mageia ", la magie était à l’origine la science des mages iraniens, les Maga. C’était le " peuple des Mages " qu’Aristote déclarait être plus anciens que les égyptiens. Cette tribu était spécialisée dans les rites. Des maga s’installèrent en Inde avant les invasions aryennes.
Magie égyptienne et Tantra, l’opinion d’Edward Conze.
"Au Tibet l’ancienne secte Rouge, dont les adhérents portent des robes rouges au lieu de jaunes, prêchent et pratiquent une doctrine ésotérique qui à l’origine avait été introduite par le prince indien Padmasambhava vers 750 après J.-C. Padmasambhava était un faiseur de prodiges qui ne fit au Tibet que deux courtes visites. Durant les brefs dix-huit mois de son séjour il n’en exerça pas moins une influence qui se ressent aujourd’hui encore au Tibet, en dépit du fait que l’Eglise Jaune officielle a combattu sa doctrine pendant cinq siècles. La raison principale de l’influence durable de Padmasambhava semble résider dans le fait que son interprétation du bouddhisme – une forme du Tantra – est très proche du Bönisme, la religion indigène du Tibet. Les adeptes de Padmasambhava sont appelés d’ordinaire les Nyingmapa, littéralement " Les Anciens ". La raison d’être de cette épithète est que leurs doctrines s’introduisirent en gros entre 750 et 850, c’est-à-dire dans la période qui précéda la grande persécution du bouddhisme par le roi Lang Darma (836-41).
Il est bien évident que les doctrines magiques secrètes, vu qu’elles ne prétendent pas se justifier par le raisonnement seul, exigent une certaine forme d’inspiration pour leur conférer de l’autorité. La tradition Nyingmapa prétend se fonder sur deux sources d’autorité. Les fondements initiaux de la doctrine avaient été transmis directement de maîtres indiens. En outre, le Nyingmapa a admis, comme la tradition hermétique du monde méditerranéen, que la tradition possédait une base supplémentaire dans la découverte des textes enfouis (gterma). Padmasambhava et autres maîtres enfouissaient certains textes dans des endroits écartés, qui devaient être découverts au moment voulu par des personnes prédestinées, si jamais se produisait le besoin d’une révélation supplémentaire. Pareillement les textes hermétiques traitant d’astrologie, d’alchimie, de magie, etc., se flattent dans bien des cas de représenter des livres écrits par d’anciens sages, qu’on doit " découvrir " et éditer quand les temps sont mûrs. Cela semble bien confirmer à nouveau notre opinion, suivant laquelle une grande partie du Tantra est une fusion entre la magie égyptienne sous sa forme gnostique, d’un côté, et la métaphysique du Mahâyana, de l’autre. Les textes enfouis au Tibet ont été déterrés à partir de 1125 environ. Parmi eux, il y a des ouvrages d’une grande valeur. "
Saturday, June 02, 2007
L'inédie, vivre sans manger.
Le jeune Ram Bahadur Banjan, proclamé « nouveau bouddha » par la dévotion populaire, doit une grande part de sa renommée à son extraordinaire abstinence alimentaire, réelle ou feinte.
L’inédie des yogis tibétains
Devant les journalistes venus l’interviewer, Matthieu Ricard, moine et interprète français du Dalaï-lama, se garde de révéler les secrets des yogis inédiques capables de vivre sans nourriture. Les escrocs et les gourous pullulent, ils sont toujours à l’affût d’une nouvelle malversation. La notoriété de Matthieu Ricard aidant, ils auraient vite mis sur le marché de la spiritualité « les secrets des yogis inédiques ».
La méthode existe, mais sa mise en pratique exige la maîtrise d’une forme spéciale de contemplation. Sans cette condition, le procédé des yogis tibétains jeûneurs s’avère inopérant et dangereux pour les plus obstinés.
Le lama Bonpö Tsewang Rigzin enseignait l’art de se sustenter d’énergie subtile. Les yogis apprenaient la technique respiratoire nommée « kumbhaka ». Ils maîtrisaient la contemplation de la nature de l’esprit, contemplation que les adeptes de la Grande Perfection appellent « trekchö ». Une médecine complétait l’ascèse. Sa forme la plus simple se limite à quelques grammes d’ARURA (Terminalia Chebula du genre des myrobolans), la panacée des tibétains. D’autres traditions tibétaines proposent des compositions médicinales complexes pour accompagner CHUNG LEN, l’ascèse alimentaire des yogis, des nangpa solitaires.
Pour rester en bonne santé, il ne faut jamais acheter des préparations médicinales portant la mention « Chung len ». Les aigrefins ne reculent devant rien pour s’enrichir, leurs poudres de perlimpinpin coûtent beaucoup plus cher que l’ARURA naturel en vente sur les marchés villageois de l’Himalaya.
Jasmuheen, la prophétesse du respirianisme, ne commercialise pas la technique de chung len, mais son goût prononcé pour l’argent et le channelling incite à la méfiance.
L’inédie de Mollie Fancher
Bien entendu, Jasmuheen, inédique du Nouvel Age, refusa les contrôles médicaux. En revanche, une véritable inédique fut observée en milieu hospitalier durant quatorze années.
Mollie Fancher n’était pas une inédique mystique comme Angèle de Foligno ou Catherine de Sienne. Elle avait pourtant des aptitudes médiumniques.
« Malade dès l’enfance, atteinte de tuberculose, elle cessa à quinze ans de manger. Parlant « d’indigestion nerveuse », les médecins lui conseillèrent de prendre de l’exercice, ce qui lui valut un traumatisme crânien après une chute de cheval. A dix-huit ans, invalide incurable, elle s’alita. Pliées sous elle, ses jambes se tordirent et s’atrophièrent, son bras se paralysa, elle devint aveugle. Totalement inédique, elle ne dormait pas. Sujette aux convulsions, elle demeurait sous contrôle médical permanent, avec garde de nuit, ce qui rendit impossible toute fraude alimentaire, pour laquelle n’existait d’ailleurs aucun mobile.
Son médecin, le Dr Speir, lui administra des émétiques. « L’estomac ne rejeta rien, dit-il, prouvant ainsi qu’il était vide. » On tenta de la nourrir de force avec une pompe stomacale, mais « cela la jeta dans des convulsions et sa gorge se noua ». Naturellement, pendant ses quatorze années d’inédie, toutes les fonctions d’évacuation se trouvèrent interrompues, comme en témoignèrent les infirmières. L’estomac s’atrophia. Le médecin ne trouvait plus l’estomac à la palpation. Il conclut :
« Je peux dire avec certitude qu’elle n’a rien mangé pendant quatorze ans. Ce cas renverse toutes les thèses médicales existantes. En un mot, il est miraculeux. »
Jean Guitton, Jean-Jacques Antier, « Les pouvoirs mystérieux de la foi ».
Aimé Michel signale plusieurs cas de jeûnes « prodigieux » attestés par des autorités médicales :
- l’inédie de Janet MacLeod fut consignée dans les Comptes rendus de la Royal Society d’Angleterre ;
- le cas de Marie Fürtner fut étudié par le Dr Karl von Schafhäukl ;
- le jeûne inexpliqué de Joséphine Durand intéressa plusieurs médecins.
Les inédiques mystiques chrétiennes les plus célèbres du 20ème siècle sont Thérèse Neumann et Marthe Robin.
Marthe Robin, une inédique chrétienne
Sunday, May 27, 2007
LES SIDDHIS (pouvoirs surnaturels)
« Les gens ne voient que leur propre corps et ils veulent des siddhis (pouvoirs occultes). Quand il s’agit de la réalisation du Soi, comment des pouvoirs pourraient-ils s’y trouver, ou se situer au-delà ? Les gens qui ont envie de siddhis ne se contentent pas de ce qu’ils conçoivent comme le jnâna ; ils veulent y ajouter des siddhis. Ils risquent donc de négliger le bonheur suprême du jnâna et de chercher des siddhis. Ils s’embourbent ainsi dans les voies latérales au lieu de s’engager sur la voie royale, et ils ont toutes les chances de s’égarer. Pour les mettre sur la bonne piste et pour les maintenir sur la voie royale à l’exclusion des autres, on leur dit que les siddhis accompagnent le jnâna. En vérité le jnâna comprend tout, et un jnânin ne gaspillera pas une seule pensée pour les siddhis. Que les gens cherchent d’abord le jnâna, et qu’ils cherchent les siddhis ensuite s’ils en ont envie. »
(Enseignement oral de Ramana Maharshi. Ce grand saint ne cessa de dénoncer les dangers de l’attachement aux pouvoirs surnaturels.)
1) Jnâna, c’est la sagesse spirituelle et l’éveil à l’ultime Réalité.
2) Atman ou le Soi.
Pierre Feuga après avoir étudié à la fois le Vedanta et le bouddhisme, ne différencie pas vraiment l’Atman de la nature de Bouddha :
« Je lisais beaucoup mais je n’avais pas – et je n’ai toujours pas – le tempérament rongeur d’un universitaire. Je ne cherchais donc pas à établir historiquement l’influence du bouddhisme sur le Vedanta ou du Vedanta sur le bouddhisme. N’étant pas dogmatique ni adepte de la pensée binaire, je ne me préoccupais pas non plus de savoir qui avait tort et qui avait raison, de la Mère ou du fils… je veux dire de l’hindouisme ou du bouddhisme, car il m’a toujours semblé qu’il s’agissait bien là d’une querelle de famille (les pires !), une famille éclatée en somme, non pas pour une banale histoire d’Eveil sous un figuier (ce n’était pas la première ni la dernière) mais peut-être pour une ténébreuse histoire de castes. Le bouddhisme est issu du brahmanisme comme le christianisme est issu du judaïsme (là, c’est plutôt un père qu’une mère), mais on ne se délivre pas si facilement de ses origines, il y a toujours l’empreinte génétique, le remords, la nostalgie et le besoin de se justifier qui poursuivent l’enfant prodigue… Et ce Bouddha Shâkyamuni, qui ne se voulait que le thérapeute de la souffrance, qui méprisait toute métaphysique, s’est retrouvé de fait à la source d’un foisonnement invraisemblable de spéculations, de théories, de débats, d’exégèses qui pourrait en remontrer, par la subtilité mais aussi la finasserie chicanière, la mauvaise foi et le coupage maniaque de cheveux en seize, à la plus détestable scolastique hindoue. J’aurais donc pu décréter, me débarrassant du problème, que tout cela, en fin de compte, n’était qu’indien, panindien, indianité, indianitude, et qu’il s’agissait de la même rengaine indéfiniment ressassée : moksha ou nirvana, plénitude ou vacuité, atman ou nature du Bouddha… tathata (écoutez crépiter ces trois syllabes sur le toit de votre parapluie)… Oui, la même chose exprimée avec des mots différents par des gens qui prenaient systématiquement le contre-pied les uns des autres, par jeu, par plaisir, par dépit, pour entretenir le Jeu cosmique, pour égayer le samsara, allez savoir…
Trop facile ! Amalgame, syncrétisme, paresse de l’esprit ! Je m’en avisais aussitôt que j’avais la tentation d’y céder et je retournais donc à mes comparaisons laborieuses. Mais comment discriminer entre les différences réelles, les fausses différences, les concordances, les fausses ressemblances ? Plus je m’efforçais de confronter les deux sagesses, plus elles échappaient à mes prises, me laissant retomber, mais piteusement, sans élégance, dans une sorte de tétralemme marécageux. Bouddhisme et Vedanta ? « Ni semblables ni dissemblables, ni semblables et dissemblables à la fois, ni non-semblables ni non-dissemblables. » A vous maintenant, vieux jeunes gens du vingt et unième siècle, de serpenter dans cette lumineuse confusion. »
Sunday, May 20, 2007
Le commerce de la magie n’épargne pas le clergé thaïlandais
La première vidéo montre le commerce religieux des Khuman Thong et Lak Yom.
La pratique ancienne pour réaliser un Khuman Thong se rapporte à la magie noire et exige un fœtus humain.
Le fœtus, enveloppé dans un tissu blanc, est mis à sécher dans le hall de prière d’un temple. Un rituel complexe permet d'y incorporer un esprit.
La police thaïlandaise a fait retirer les fœtus khuman Thong des marchés aux amulettes. A la place, des moines proposent de petites effigies en bois ou en terre. Ces amulettes sont aussi habitées par des esprits qui procurent bien être, amour, protection…
Les amulettes Lak Yom (parfois nommées Ruk Yom) sont de la même famille que les Khuman Thong et apparaissent également sous la forme d'un enfant présentés dans des bouteilles pleines d'huile de Santal.
Une autre pratique magique permet de fabriquer de l'huile d'attraction "Nam Man Praï".
La vidéo suivante montre le théravadin Ajahn Niaeh en train de préparer cette huile. Le magicien grille un fœtus humain et récolte la graisse qui s’écoule.
Cet Ajahn, devant son infâme barbecue, porte la tenue de moine bouddhiste.
La fabrication par un moine d’une huile magique à basse de graisse de fœtus humain révèle toute l’horreur de la dégénérescence religieuse.
Le commerce de gris-gris, amulettes, reliques, instruments rituels se développe sur Internet. Il est important de ne jamais acheter ces objets car trop d’innocentes créatures sont les proies de marchands diaboliques. Des talismans, des onguents et des philtres exigent le sacrifice de nombreux animaux, parfois d’êtres humains. La pratique du Khuman Thong remonte à Khunpen, qui tua une femme enceinte de son harem. Il retira le fœtus de son ventre et décida d'en faire un Khuman Thong, une entité ambiguë qui doit combler son propriétaire de privilèges matériels.
Il existe une officine Internet de la sorcellerie asiatique la plus abjecte. Elle se dissimule derrière un bouddhisme populaire totalement déconnecté de l’enseignement du Bouddha. Le Webmaster de ce site affirme qu’une partie des bénéfices est donnée à des associations caritatives. Des ONG accepteraient l’argent du commerce de la superstition. Il est difficile de croire que des organisations humanitaires empochent les dividendes du trafic d'ossements humains, d’organes d’animaux, de graisse de bébé… La fabrication de cette graisse a été filmée comme s’il s’agissait d’une vulgaire préparation culinaire. Ce crime doit interpeller le bureau des affaires religieuses de Thaïlande, dans ce pays le bouddhisme est une religion d’état. Il faut espérer que les religieux bouddhistes, qui cautionnent la commercialisation criminelle d’ingrédients et d’objets magiques répugnants, seront destitués et punis. Dans ce site sulfureux, ils sont photographiés et nommés avec le titre religieux usurpé de « Vénérable ».
Dans les trente mille monastères de Thaïlande, les moines sorciers à la peau tatouée de signes magiques sont une minorité. L’étude des « Trois Corbeilles » n’a pas disparu et beaucoup de moines suivent l’enseignement d’authentiques Vénérables comme BOUDDHADASA BHIKKHU ou AJAHN CHAH.
Le bouddhisme libère des croyances et des superstitions. Il ne préconise pas la récitation de formules magiques. Le culte des idoles et des reliques est une dégénérescence populaire. L’éveil ne s’obtient pas à l’aide de talismans, de rituels ou de pratiques occultes.
"Buddhism" means "the Teaching of the Enlightened One." A Buddha is an enlightened individual, one who knows the truth about all things, one who knows just what is what, and so is capable of behaving appropriately with respect to all things. Buddhism is a religion based on intelligence, science and knowledge, whose purpose is the destruction of suffering and the source of suffering. All paying of homage to sacred objects by means of performing rites and rituals, making offerings or praying is not Buddhism. The Buddha rejected all this as foolish, ridiculous and unsound. He also rejected the celestial beings, then considered by certain groups to be the creator of things, and the deities supposed to dwell, one in each star in the sky.
Buddhadasa Bhikkhu, "Handbook for Mankind".
Monsieur le webmaster du site incriminé,
Vous écrivez dans votre page d’accueil : " Le contenu de certaines des pages de ce site peut surprendre, ou même choquer selon vôtre sensibilité, je m'en excuse par avance mais ne compte pratiquer aucune censure. "
Votre démarche commerciale est en effet profondément choquante. En outre, vous ravalez le bouddhisme au niveau d’une vulgaire sorcellerie.
Vous utilisez une vidéo qui montre le mode de fabrication de la graisse de bébé dans vos pages consacrées à la magie noire et à la sorcellerie. Dans ces mêmes pages vous commercialisez des amulettes. La magie noire utilise des recettes dégoûtantes et ne recule pas devant le sacrifice d’êtres vivants. La magie noire est foncièrement immorale et criminelle. Vous ne dites jamais que vous refusez de commercialiser des objets magiques douteux. Existe-t-il dans la magie noire des valeurs respectueuses de l'éthique et de la dignité humaine ?
Bouddhanar ne souhaite pas polémiquer sur cette scandaleuse exploitation de la crédulité et des passions les plus viles. Quatre photos (un portrait, un crâne rituel, un nourrisson transformé en idole magique, un fétiche vaudou) sont retirées de ce blog, elles provenaient du site voué au commerce de la magie orientale et de ses gris-gris.
Le magicien se démarque du philosophe par son agressivité. Il est donc sage de ne pas indiquer le nom de ce site.
Le 01 juin 2007
La contrebande de crânes humains est lucrative sur Internet.
Voir la vidéo de TQS.ca