Sunday, June 07, 2009
ça m'énerve !
Helmut, Helmut Fritz, les idioties sur le Nouvel Ordre Mondial, ça t’énerve aussi ?
Des conspirationnistes font-ils le jeu des manipulateurs qui utilisent la peur ?
Il y a d’autres éléments à prendre en considération au sujet de l’empire mondial.
Le contrôle des populations est impossible dans d’immenses régions du monde. Les américains et leurs alliés n’ont pas la bravoure des guerriers animés par la foi. Ils seront obligés de quitter l’Afghanistan et d’autres contrées. Cette retraite sonnera le glas d’une domination inique et le début de la reconquista (incarnée par Kalki, avatar du dieu Vishnu). Des combattants affamés et fanatisés sont toujours supérieurs aux troupes d’une société décadente qui idolâtre le fric. Des soudards torturent et assassinent lâchement mais ils ne sacrifient pas leur vie pour des milliardaires immondes. Cet empire fondé sur les magouilles, les institutions mondiales corrompues et les transactions occultes n’aura qu’une existence éphémère. Cette très courte durée nous renvoie aux textes anciens qui affirment que l’empire sera temporaire.
L’élément le plus troublant concerne l’attitude des auteurs d’articles conspirationnistes qui, inconsciemment ou non, propagent une cyberpanique autour du Nouvel Ordre Mondial. En effet, ils utilisent parfois des prophéties religieuses sorties de leur contexte et délaissent les conceptions métaphysiques qui en constituent le fondement. Or, ces idées métaphysiques, convenablement interprétées, représentent un formidable espoir dans cet âge crépusculaire.
Friday, May 01, 2009
Alchimie
Troisième partie :
Un article original de Jean Louis Bernard
Alchimie Etymologie probable : al = article arabe, Khemit = l’ancien nom de l’Egypte ; alchimie = science égyptienne (par excellence). En Orient, dans l’opinion, l’alchimie avait pour source unique l’Egypte. Elle se plaça de toute antiquité sous le signe des Cabires (génies du feu) dont le temple-laboratoire était près de Memphis – et sous le signe particulier des dieux Ptah et Bès et des déesses Sekhmet et Bastit. Les templiers dont certains eurent vent de l’alchimie durant leur séjour en Syrie-Palestine, rapporteront en Europe l’arcane secret de Ptah et Bès (celui-ci, le chef des Cabires) : leur Baphomet reproduisait le physique un peu diabolique de Bès et contenait sans doute le nom même de Ptah. Du reste, la philosophie mystique qui enveloppe l’alchimie est l’hermétisme – égyptien par définition.
Sous l’influence des «souffleurs» (terme péjoratif de l’époque Renaissance = les maniaques de l’alchimie) et des compilateurs (produisant des ouvrages attrape-nigaud qui encombrent encore la bibliothèque de Prague), l’alchimie dut peu à peu se renier elle-même et devenir la chimie – science sans mystique. Dès le Moyen Age, l’objectif de l’alchimie est faussé par la hantise de l’or (on crut même que son seul rôle était de transmuter le plomb en or), par celle de la pierre philosophale (le catalyseur de cette transmutation) et par celle de la panacée universelle (remède miracle à tous les maux, y compris la vieillesse, et qui était l’«or potable» ou l’«élixir de longue vie»).
Dans de vieille civilisations, Chine, Egypte, l’alchimie comprise comme une science révélée, se devait d’imiter la nature créatrice. Ses opérations allaient «du subtil à l’épais», autrement dit de l’essence de la matière à la matière brute, densifiée – et inversement. En somme, l’initié savait produire, imitant Dieu, des corps inédits par la matérialisation de leur essence, surtout pierres précieuses (et certains jades, dans la croyance chinoise). Il savait aussi dématérialiser un objet (le ramenant à son invisible essence) et le rematérialisant à distance. Les objets rares et sacrés des temples égyptiens auraient disparu de cette façon…
Dans la période gréco-romaine, puis médiévale, l’alchimie fut plutôt renommée pour son art de la transmutation (= spiritualisation) du plomb brut qui, à travers divers stades, devenait argent, puis or. Il est hors de doute qu’au Moyen Age encore, ce «grand’œuvre» connut des réalisateurs – et l’on soupçonne Nicolas Flamel d’avoir été l’un d’eux, avec John Dee. Les principes, agissant dans ce grand grand’œuvre, s’exprimaient par des symboles. Deux polarités (dites le couple alchimique) intervenaient : le souffre, symbolisant le feu de la terre (tellurisme), sa couleur allégorique étant le noir ; et le mercure = symbole de la quintessence de la matière, sa couleur étant le rouge. Le mercure, métal liquide non humide, malléable, est bien une image parlante de cette essence de la matière ou quintessence (l’aither des Grecs et l’akasha des Hindous), source subtile de la matière figée, épousant n’importe quelle forme. L’interaction du souffre et du mercure donnait l’«enfant» = le sel (dans la nature, la graine), principe évolutif de toute chose ; d’où l’expression «le sel de la terre» (= ce qui détruit un équilibre stagnant, en vue d’un équilibre neuf, dynamique). A la notion de «sel alchimique», se reliait celle de la «poudre de projection» (= qui transmutait soi-disant le plomb en argent, puis en or, quand on la versait dans le métal fondu) et celle de médicaments alchimiques. L’Allemagne en fabrique encore. Très long à produire en minime quantité, ils sauvèrent la vie de Gœthe à Strasbourg et rajeunirent le chancelier Adenauer, au lendemain de la guerre de 1939. Les alchimistes allemands ne les appliquent qu’aux hommes servant le génie de leur patrie !
Limitée au «couple alchimique», et à sa résultante (le sel), l’alchimie reste géocentrique. Pour la transmuter elle-même en alchimie cosmique, il faut l’intervention d’un autre arcane : le lion vert et rouge, symbole de ce rayon de vie issu, selon les Anciens, du "cœur du ciel" (constellation du Lion), en rapport avec les sèves et leur quintessence, le sang, et aussi avec certaines pierres (émeraude et rubis). Car l’alchimie applique son art de la métamorphose à tous les règnes de la nature, et pas uniquement au métal, en fonction de ce rayon vert qui contiendrait le secret même de la vie. Le temple de Ptah, à Memphis, réalisa des miracles sous ce signe. Est-ce à Memphis ou en quelque temple équivalent du Sud qu’un vétérinaire de génie créa le chat – par l’alchimisation d’un animal commun (la genette, sans doute) ? Dans les yeux verts du chat, subsiste un reflet du fameux rayon vert. Il semble que les Egyptiens aient mieux compris que nous la nyctalopie du chat, dans sa cause profonde, et qu’ils aient tiré de celle-ci une science de la nyctalopie, autorisant leurs artistes à peindre sans éclairage, en tombeau.
Appliqué à l’homme, l’alchimie donna le tantrisme dont l’Egypte cultiva une forme très pure, en concurrence avec l’Inde. Sur la base du couple tantrique, l’alchimie provoquera donc une transmutation du flux érotique (= souffre, car volatil) et du sperme (= mercure). Il réalisera surtout l’androgynat (= les deux sexes dans un même corps d’homme ou de femme) : le couple se multipliera alors par deux, car une femme surréelle grandira en l’homme et un homme surréel en la femme, mais après l’introversion de la sexualité.
Nos temps connaissent un renouveau de l’alchimie, cristallisé autour de l’œuvre d’Eugène Canseliet. Mais aucun laboratoire alchimique privé n’a réussi le grand œuvre*… D’où l’objection grave que formulent les sympathisants : l’alchimie a perdu ses clefs parce que ses tenants n’ont aucune longueur d’onde commune avec l’âme secrète de la nature qui, seule, renferme le moteur de toute métamorphose ; elle a sombré dans une vaine terminologie et dans un symbolisme également vain, se muant tout au plus en une chimie parallèle, sans âme.
Le documentaire semble contredire la conclusion désabusée de Jean Louis Bernard.
*) Ses lignes ont été écrites en 1971.
A propos des rosicrusiens
Jean Louis Bernard ne se fait pas beaucoup d’amis dans les loges (grises et noires) quand il écrit :
Rose-Croix, ordre ésotérique difficile à cerner, qui apparut en Allemagne pendant la guerre de Trente Ans, quoique se donnant pour fondateur un initié du Moyen Age, Christian Rosenkreuz. Son symbole figurait une rose, s’épanouissant au centre d’une croix = ouverture (ou stimulation) du chakra du cœur ; la croix = symbole de l’homme, bras étendus. L’activité de ce centre biopsychique met l’homme en contact intensifié avec le «cœur» du «Christ cosmique» (= le Zodiaque) ; il capte alors le rayon vert et devient alchimiste – ce qu’étaient les Rose-Croix. Etant par conséquent de véritables initiés, c’est-à-dire des êtres mutés, les Rose-Croix n’éprouvèrent jamais le besoin de former de secte. Jouissant de facultés paranormales, ils étaient liés entre eux au niveau de l’égrégore de leur ordre, entrant en contact par dédoublement ou télépathie. Quand, en 1613, le théologien Valentin Andreae publie un manifeste de la «Fraternité des Rose-Croix» et laisse entendre qu’elle s’organise en sectes à serments, l’imposture est en marche… Elle atteindra son apogée au 20ème siècle, avec les divers «rosicruciens». Ceux-ci ravalèrent le chakra du cœur au niveau de l’«amour mondialiste», une vaine abstraction tournant le dos à l’initiation. Les véritables Rose-Croix étaient allergiques à tout groupement, allant jusqu’à garder l’anonymat (comme l’auteur inconnu du théâtre de Shakespeare) ou à revêtir des identités multiples (comme le comte de Saint-Germain. Mais la science révélée qui fut la leur imprégna maint savant, sans pour autant le mener à l’initiation.
Notes :
La franc-maçonnerie comprend un haut grade de «Chevalier Rose-Croix».
L’imposture rosicrucienne a donc débuté en 1613. Dix ans plus tard, de prétendus Rose-Croix placardèrent sur les murs de Paris cette affiche :
« Nous, députés du Collège principal de la Rose-Croix, faisons séjour visible et invisible en cette ville par la grâce du Très-Haut, vers Lequel se tourne le cœur des Justes. Nous montrons et enseignons à parler, sans livres ni marques, toutes sortes de langues des pays où nous voulons être pour tirer les hommes, nos semblables, d'erreur de mort.
S'il prend envie à quelqu'un de nous voir par curiosité seulement, il ne communiquera jamais avec nous, mais si la volonté le porte réellement à s'inscrire sur le registre de notre Confraternité, nous, qui jugeons des pensées, lui ferons voir la vérité de nos promesses ; tellement que nous ne mettons point le lieu de notre demeure en cette cité, puisque les pensées jointes à la volonté réelle du lecteur seront capables de nous faire connaître de lui, et lui de nous ».
Saturday, March 28, 2009
Thursday, March 26, 2009
Témoignage d'anciens serfs tibétains
Sunday, February 22, 2009
Sakya Tashi Ling - My Spirit Flies To You
Leur petite entreprise ne connaît pas la crise. L’album des bouddhistes de Garraf en Catalogne a été classé numéro 1 en Espagne pendant plusieurs semaines et a été certifié disque de platine.
Conciliant les actes de bienfaisance des Petites Sœurs des Pauvres et la vocalisation des mantras magiques, les bouddhistes de Garraf prient pour ceux qui connaissent la crise :
LIVE MANTRA le second album des lamas chanteurs de Sakya Tashi Ling a été bien accueilli par la critique.
Tuesday, February 17, 2009
Hollywood et les Arabes
Ce documentaire totalement inédit passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contesté, depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui. Présenté par Jack Shaheen, Ph.D., auteur réputé, le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheiks sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui. Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe, ce qui aurait eu pour effet de renforcer une vision étroite des individus d’origine arabe et d’accroître les répercussions des politiques intérieures et internationales des Etats-Unis sur leur vie. En incitant le spectateur à réfléchir sur les conséquences sociales, politiques et simplement humaines de ces caricatures hollywoodiennes, ce film souhaite faire reconnaître l’urgence d’offrir un point de vue opposé qui rendrait justice à la diversité et au caractère humain du peuple arabe, tout en faisant ressortir le vrai visage et la richesse de l’histoire et de la culture arabes.
Thursday, January 29, 2009
Le cancer selon le Dr Gernez
"André Gernez, plus jeune bachelier de France à l'âge de 15 ans et médecin dés ses 21 printemps, est le père de la théorie des cellules souches, il révise dans les années soixante le dogme du double cycle cellulaire et de la fixité neuronale. Le Dr Gernez est en mesure de contrôler le cancer, l’athéromatose, la sclérose en plaques, la schizophrénie, la myopathie de Duchenne, l’asthme et l’allergie, le Psoriasis, le Parkinson, l’Alzheimer.
La mise au silence des travaux du Dr Gernez s’explique en partie par la pression exercée par les lobbies médicaux sur les gouvernements successifs. Le docteur Gernez a demandé et obtenu sa radiation de l’ordre des médecins pour protester contre cette institution."
http://www.dailymotion.com/video/x5pt6y_le-scandale-du-siecle-16_tech
http://www.dailymotion.com/video/x5pti3_le-scandale-du-siecle-26_news
http://www.dailymotion.com/video/x5ptje_le-scandale-du-siecle-36_tech
http://www.dailymotion.com/video/x5ptss_le-scandale-du-siecle-46_tech
http://www.dailymotion.com/video/x5pu3q_le-scandale-du-siecle-56_tech
http://www.dailymotion.com/video/x5pue5_le-scandale-du-siecle-66_tech
Protocole de prévention active :
Thursday, January 22, 2009
Monday, December 15, 2008
Friday, December 12, 2008
Hommage à Jacques Ellul
par Ivan Illich
Jacques Ellul, c'est pour moi un honneur et une grande joie que d'être invité par Daniel Cérézuelle à participer à cet hommage. Monsieur Ellul, j'aimerais plutôt dire Maître Jacques, j'ai été touché par votre comparaison du maître avec le boeuf qui, en tirant la charrue ouvre un sillon. Je me suis efforcé de vous suivre dans un esprit de filiation, avec tous les faux pas que cela implique. Veuillez accepter la moisson et reconnaître les fleurs dans ce que vous pourriez regarder comme de mauvaises herbes. Ainsi puis-je exprimer ma gratitude envers un maître à qui je dois une orientation qui a infléchi de façon décisive mon chemin depuis quarante ans. Ma dette à son égard est indiscutable, et j'ai pu le vérifier tout récemment.
Pour préparer mon intervention lors de cette séance, je souhaitais relire une vingtaine de vos ouvrages que je n'avais pas sous la main. Mon élève et ami José Maria Sbert a puisé dans sa bibliothèque pour me procurer cette moitié de votre oeuvre - des volumes qu'il avait abondamment annotés, sans craindre d'en souligner des paragraphes entiers. Ayant passé mes soirées avec ce trésor, j'ai été confondu par la nouveauté et la vivacité avec lesquelles, au long des années, vous ne cessez de reprendre vos intuitions fondamentales des premiers temps en les clarifiant toujours davantage. Votre ténacité, votre humilité et votre magnanimité devant la critique font de vous un modèle qu'il faut saluer. La présente réunion académique à Bordeaux nous fournit une possibilité unique de reconnaître l'unité de votre pensée. Les uns vous ont lu comme un grand interprète de la Bible, les autres, comme un philosophe de la technologie. Mais peu ont vu en vous l'homme qui provoque simultanément la réflexion du philosophe et celle du croyant. Du philosophe de la technologie, vous attendez qu'il étudie un phénomène patent, observable, en ayant conscience que celui-ci est trop terrible pour être saisi par la seule raison. Et vous amenez le croyant à approfondir sa foi biblique et son espérance eschatologique face à "deux questions profondément troublantes", revêtant toutes deux un caractère d'"extrême étrangeté historique": - La première, c'est l'impossibilité de comparer la technique moderne et ses terrifiantes conséquences avec la culture matérielle d'une autre société, quelle qu'elle soit. - La seconde, c'est la nécessité de voir que cette "extravagance historique" est l'aboutissement d'une subversion de l'évangile par sa mutation en cette idéologie fondamentale appelée christianisme. Votre oeuvre, de vos premiers essais sur l'histoire des institutions et de la propagande jusqu'aux ouvrages d'exégèse si poétiques qui la couronnent, m'a convaincu de ceci: le caractère unique de l'âge dans lequel nous vivons ne peut être saisi rationnellement si l'on ne comprend pas qu'il est le résultat d'une corruptio optimi quae est pessima. C'est pourquoi le régime de la technique, sous lequel le paysan mexicain vit tout comme moi, soulève trois questions profondément troublantes: "Ce régime a donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout, mais vraiment en tout, inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes de Jésus et de Paul".
Il n'est pas possible d'expliquer ce régime si l'on ne le comprend pas génétiquement comme une résultante du christianisme. Ses traits principaux doivent leur existence à la subversion que je viens d'évoquer. Parmi les caractères distinctifs et décisifs de notre âge, beaucoup sont incompréhensibles si l'on ne voit pas qu'ils sont dans le droit fil d'une invitation évangélique, à chaque homme, qui a été transformée en un but institutionnalisé, standardisé et géré. Et enfin, on ne peut analyser correctement ce "régime de la technique" au moyen des concepts courants qui suffisent à l'étude des sociétés anciennes. Un nouvel ensemble de concepts analytiques devient nécessaire pour discuter l'hexis (l'état) et la praxis de notre époque qui vit sous l'égide de la technique. De façon directe et éclairante, vous nous avez mis face à ce triple aspect de l'"extravagance historique tout à fait singulière". Quel que soit le vocable dont on la recouvre - la culture, la société, le monde -, notre condition humaine actuelle est une excroissance du christianisme. Tous ses éléments constitutifs sont des perversions. Alors qu'ils doivent leur existence à la Révélation, ils en sont pour ainsi dire le complément inversé, le négatif des dons divins. Et, en raison de ce que vous qualifiez d'étrangeté historique, ils sont souvent réfractaires à la critique philosophique ou éthique. Cela se révèle clairement lorsque nous voulons soulever des questions éthiques.
Manifestement, le terme moral de "mal" n'est pas applicable à des événements documentés tels que la Shoah, Hiroshima ou les essais actuels de reproduction artificielle d'humains-types. Ces entreprises répugnantes, abominables, horrifiantes, il n'est pas admissible d'en débattre. Ce serait les juger dignes de discussion. Toute enquête là-dessus, quant au faisable ou à l'infaisable, au juste ou à l'injuste, au bien ou au mal, banalise le statut de l'horreur indicible.Ce sont là des exemples extrêmes. Ils le sont à tel point qu'ils découragent la réflexion.
Partant de vos observations pénétrantes, Monsieur Ellul, j'ai tenté de faire ressortir que des perversions semblables, propres au milieu technique, dominent notre vie quotidienne. Le monde est devenu inaccessible si l'accès signifie le résultat d'une action pédestre: le transport monopolise tellement la locomotion que les pieds, qui sont un outil naturel de l'être humain, sont désormais quasiment privés de la plupart de leurs fonctions. Parmi des centaines d'exemples triviaux de "l'humiliation par la technique", j'en citerai un, que je trouve plaisant. L'église dans laquelle je plonge mes racines dénonce bien haut les préservatifs qui frustrent la fonction naturelle d'un organe, mais Elle n'envisagerait jamais d'étudier l'analogie entre les préservatifs et les pneus! En employant votre concept de "la technique", la doctrine de l'église sur la contraception aurait pu devenir l'adjuration à résister à Moloch, et ce jusqu'au martyre. Une philosophie triviale de la technologie a transformé cette possibilité d'un appel prophétique venant du coeur même de l'église en une disputaillerie scolastique.
Comme vous l'avez souvent fait ressortir, si la subversion est incompréhensible, la cécité générale à son égard ne l'est pas moins. Toutes ces horreurs-là dérivent leur statut ontologique du fait qu'elles sont exactement des subversions de ce que vous appelez X et que moi - confiant dans votre patience - j'appellerai la Grâce divine.
Lorsque, voici un demi-siècle, vous publiiez vos analyses prophétiques, il était tout à fait évident que l'intégration rationnelle d'Ellul "le calviniste" et Ellul le sociologue dépassait la compréhension de la plupart de vos confrères. Mais au moins beaucoup comprennent-ils maintenant que votre profond enracinement dans la foi vous permet d'affronter des ténèbres sur lesquelles ceux qui sont mal affermis préfèrent glisser. Déjà dans votre étude sur la propagande, vous nous faisiez voir que les hommes modernes sont tellement terrorisés par le réel qu'ils se livrent à d'atroces débauches d'images et de représentations afin de ne pas le voir. Ils emploient les médias pour simuler un pseudo-monde encore plus sombre afin de s'en faire un voile protecteur contre les ténèbres dans lesquelles ils doivent vivre. Depuis lors, cette absence de réalité est devenue encore plus hébétante. L'obscurité engendrée par les médias a été bien étudiée par Didier Piveteau, mon ami qui se proclamait votre élève. De plus en plus, les gens vivent leur vie comme un cauchemar: ils se sentent englués dans une horreur indicible sans parvenir à se réveiller devant la réalité. Comme dans un cauchemar, l'horreur transcende le dicible. Votre reconnaissance du statut ontologique de la technique "englobante" vous a fait prévoir dans les années cinquante ce qui est aujourd'hui palpable et irrémédiable. Tout cela est implicite dans votre analyse de la technique. Devant cette assemblée, composée de lecteurs attentifs d'Ellul, et à l'issue de deux jours d'échanges intenses, il serait absurde d'élucider cette notion qui est originale et capitale dans votre oeuvre. Je préfère évoquer quelques circonstances dans lesquelles cette notion a fourni une aide décisive à l'un de ses lecteurs - et, s'il m'accepte comme tel, de ses élèves.
La Société technologique "La technique" est entrée dans mon existence en 1965 à Santa Barbara, le jour où, chez Robert Hutchins, John Wilkinson m'a donné un exemplaire de Technological Society, qu'il venait de traduire sur la recommandation pressante d'Aldous Huxley. Depuis lors, les questions soulevées par votre concept de "la technique" ont constamment réorienté l'examen de mon rapport aux objets et aux êtres. J'ai adopté cette notion ellulienne parce qu'elle éclaire une mutation de l'esprit: c'est une notion qui permet de cerner, entre l'éducation, les transports, les activités médicales et scientifiques modernes, le seuil auquel ces entreprises absorbent, conceptuellement et physiologiquement, le client dans l'outil; le seuil auquel les produits de consommation se muent en produits qui, eux-mêmes, consomment; le seuil auquel le milieu technique transforme en chiffres ceux qui y baignent; le seuil auquel la technique se transforme manifestement en Moloch. Pendant dix bonnes années après ma rencontre avec vous, Monsieur Ellul, j'ai concentré mon étude principalement sur ce que "la technique" opérait: ce qu'elle faisait à l'environnement, aux structures sociales, aux cultures et aux religions. J'ai étudié le caractère symbolique ou, si vous préférez, "perversement sacramentel" des institutions pourvoyeuses d'éducation, de transport, de logement, de soins de santé ou d'emploi. Je ne le regrette pas. Les conséquences sociales de la domination par le moyen de "la technique", qui rend les institutions contre-productives, doivent être comprises pour en mesurer les effets sur l'hexis (l'état) et la praxis qui définissent l'expérience de la modernité. Il faut regarder leur horreur, en dépit de la certitude qu'elle dépasse nos sens.
J'ai donc successivement analysé les fonctions latentes du transport accéléré, de la communication canalisée, de la gestion éducative prolongée, du garage humain. Je suis resté époustouflé par leur pouvoir symbolique. Cela m'a apporté la preuve empirique que la catégorie ellulienne de "la technique", que j'avais originellement employée comme un outil analytique, définissait une réalité engendrée par la poursuite d'une "idéologie de dérivation chrétienne". Dans la recherche de la fonction symbolique de la technique en notre temps, l'analyse d'Ellul, une fois encore, recelait des observations éclairantes. Je songe ici particulièrement à ses réflexions sur la magie et la religion. Parmi les penseurs modernes, Jacques Ellul fait toujours partie de cette mince avant-garde qui comprend que la vieille catégorie de la religion ne coïncide pas avec le domaine du sacré.
Historiquement, la place du sacrum dans la société moderne est occupée par une entité étrangement exceptionnelle: les oeuvres de la main de l'homme sont devenues les moyens qui pourvoient effectivement à sa nourriture, sa mobilité, ses souvenirs et même ses sensations. Pour comprendre la société, les effets de "la technique" sur ma chair et mes sens me sont apparus plus importants à étudier que ses faits et méfaits actuels et futurs. Ainsi en suis-je venu à explorer le pouvoir de séduction que 'imprégnation du milieu par "la technique" exerce sur mon mode de perception. Et de fait, pas une année n'est passée, durant un quart de siècle après que Wilkinson m'eut donné votre livre, Monsieur Ellul, sans que je décèle une propension encore inaperçue à éluder la réalité en servant un Techno-Moloch. L'existence, dans notre société qui se veut système, met hors-jeu les sens par les engins fabriqués pour leur extension, nous empêche de toucher ou d'incorporer le réel et, en plus, nous intègre dans ce système. C'est cette radicale subversion de la sensation qui humilie, et puis remplace la perception. Nous nous livrons à d'atroces débauches de consommation d'images et de sons afin d'anesthésier notre sens de la réalité perdue.
Pour saisir cette humiliation du regard, de l'odorat, du toucher, et pas seulement de l'ouïe, il m'a fallu étudier l'histoire des actes corporels de perception. Ce ne sont pas seulement les certitudes bibliques mais aussi les certitudes médiévales et classiques sur les perceptions sensibles qui ont été à tel point subverties que l'exégèse des textes anciens doit surmonter des obstacles conceptuels mais également physiologiques. Qu'on me permette d'en donner un exemple, certes extrême. S'arracher l'oeil quand l'oeil est scandalisé est un mandat évangélique. C'était un acte qui inspirait toujours l'horreur. Mais il était compréhensible dans un régime du regard sous lequel les yeux émettaient un cône visuel qui, comme un organe lumineux, saisit et embrasse la réalité. Mais de tels yeux animés n'existent plus aujourd'hui que métaphoriquement. Nous ne "voyons" plus en embrassant la réalité au moyen d'un cône de rayons émis par notre pupille. Le régime du regard selon lequel nous percevons aujourd'hui nous fait accomplir l'acte de voir comme une forme d'enregistrement, par analogie avec les cassettes vidéo. Ces yeux qui n'embrassent plus la réalité ne valent guère d'être arrachés. Ces yeux iconophages ne servent: - ni à fonder l'espérance sur la lecture biblique; - ni à apercevoir l'horreur du voile technogène qui me sépare du réel; - ni, enfin, à jouir du seul miroir dans lequel je saurais me retrouver, qui est la pupille de l'autre.
La subversion de la parole par l'oeil conquérant a une longue histoire qui fait partie de l'histoire de la technique dans le monde du christianisme. Au Moyen Âge, cette subversion a pris la forme d'un remplacement du livre écrit pour l'écoute par le texte qui s'adresse au regard. Parallèlement à cette mutation technogène des priorités sensorielles s'effectuait la séparation entre la chapelle, lieu de la lecture spirituelle, et l'aula, lieu de la scolastique - une séparation qui marquait la fin d'un millénaire de lectio divina. L'éclipse de la culture des sens. Et, concomitante de cette séparation architectonique entre le lieu de prière et le lieu d'étude, apparut la première - à ma connaissance - institution d'études supérieures, l'Université, dans laquelle la culture de la pensée abstraite éclipse totalement la culture des sens. Ce n'était point tant la disjonction entre fides quaerens intellectum (la théologie) et intellectus quaerens fidem (la philosophie) qu'entre l'ascétisme et l'analyse logique qui a permis l'essor d'une civilisation dans laquelle, Monsieur Ellul, vous eûtes tant de difficulté à vous faire entendre. De celui qui suit le sillon que vous tracez, vous attendez - comme vous venez de nous le dire - une profession de vertu, qui lui donne la volonté et la capacité de poursuivre l'analyse de la réalité dans des conditions que vous venez de dire "désespérées", et qui lui font âprement ressentir son impuissance. Je suis profondément convaincu que le réalisme lucide et désabusé auquel vous nous conviez n'est possible que pour ceux qui, en cultivant l'amitié, trouvent la force de manier l'humour. Ce n'est que dans l'humour du Sauveur, souvent évoqué par vous, que nous pourrons tenir bon devant Moloch sous le manteau de Belzébuth, devant le monstre du milieu technologique qui nous consume, ce Seigneur des mouches que nous chassons lorsqu'il s'interpose entre vous et moi. Voilà pourquoi il m'apparaît que nous ne pourrons nous soustraire à la reconquête disciplinée (ce qu'on appelait l'ascèse) de la pratique sensuelle dans une société de mirages technogènes. La préservation des sens, cette promptitude à l'obéissance, ce regard chaste que la règle de saint Benoît oppose à la cupiditas oculorum, me semble la condition fondamentale du renoncement à la technique tant que celle-ci opposera un obstacle définitif à l'amitié.
source :
http://agora.qc.ca/textes/ellul.html
Sunday, November 30, 2008
Christ-Maitreya
Christ-Maitreya un extrait du documentaire "Riddles in Stone - Secret Architechture of Washington" http://video.google.com/videoplay?docid=-5839084912030464561
Thursday, October 09, 2008
Le dictateur repenti
En Occident on se lamente sur les pertes des banques et la baisse du pouvoir d’achat. En Afghanistan et en Irak on ramasse les cadavres d’enfants tués par l’empire anglo-américain et ses satellites.
Le futur de notre humanité se décrypte dans son passé. Une crise financière mondiale, des politiciens sans moralité, la fin du pétrole et une suprématie militaire sans précedent produiront la pire des dictatures.
Tuesday, October 07, 2008
Le Dalaï-lama traduit devant la Haute Cour de Justice de l’Inde
Au Tibet, des bouddhistes et des Bönpo ne sont pas emballés par l’idée du retour au pouvoir des religieux. Les plus âgés se souviennent de la condition des humbles sous le joug des lamas. Ils ne cachent pas à leurs enfants et petits enfants qu’ils ont échappé au servage grâce aux Chinois. Les exploiteurs du peuple tibétain ont pris la fuite. Les anciens seigneurs et les dignitaires religieux, avec l’aide des Américains anticommunistes, ont fabriqué le mythe d’un Tibet idyllique.
Des Tibétains s’accommodent fort bien de la gestion chinoise. Cette vérité irrite beaucoup le Dalaï-lama et ses amis Etasuniens. Elle est occultée par les médias occidentaux aux ordres de l’empire anglo-américain. L’empire convoite le Tibet depuis des décennies. Il utilise la "bouddhamania", fabriquée par une propagande de victimisation des lamas et les artifices d’Hollywood, pour prendre le contrôle du Tibet et mettre au pouvoir un gouvernement de prélats fantoches.
Des moines tibétains ne sont pas hostiles aux Chinois, ils sont nombreux parmi les adeptes du culte de Shougden. Cette entité se serait incarnée au 17ème siècle dans un lama rival du cinquième Dalaï-lama. Ce rival aurait été assassiné par le parti du pontife tibétain. Le cinquième Dalaï-lama était l’artisan, avec l’appui des armées mongoles, du pouvoir religieux centralisé et autoritaire. Il n’est pas surprenant de voir des opposants se regrouper sous la "bannière" d’une victime de ce pouvoir religieux.
Le Dalaï-lama est déterminé à éradiquer le culte de Shougden et à excommunier ses adeptes. Un reportage de France 24 révèle l’existence de la persécution religieuse orchestrée par le prix Nobel de la paix.
Traités en parias, exclus des monastères, victimes de brimades, des adeptes de Shougden traduisent le Dalaï-lama devant la Haute Cour de Justice de l’Inde. Le chantre de la tolérance et de la compassion est accusé de persécution religieuse.
REPORTAGE en français :
http://www.france24.com/fr/20080808-inde-tibetain-dalai-lama-bouddhistes-demons-shugden-scission-schisme-moines
Près de 100 000 réfugiés tibétains vivent en Inde. Un exil qui a commencé en 1959 lorsque le premier d'entre eux, le dalaï-lama, a fui le Tibet après l'invasion chinoise. Près de cinquante années plus tard, une scission semble apparaître au sein de la communauté tibétaine bouddhiste.
D'un côté, les fidèles du dalaï-lama et du culte traditionnel qu'il incarne. De l’autre, les adeptes du culte Dorjé Shugden, une déité du bouddhisme traditionnel tibétain que le dalaï-lama considère comme un démon. Ces derniers ne croient plus en leur leader spirituel et sont ostracisés par leurs pairs.
Derrière la divergence spirituelle, un enjeu politique : les Shugden sont ouvertement accusés par le dalaï-lama de soutenir la Chine et de trahir la cause tibétaine.
Des adeptes mis au banc
"Regardez ce qui est écrit : les pratiquants de Shugden n’ont pas le droit de rentrer dans ce magasin", se lamente Delegtang, un moine shugden. Depuis deux mois, à Balykoppe, son village de réfugiés tibétains du sud de l'Inde, toutes les portes lui sont fermées, à lui et aux membres de sa communauté.
"J’ai fait le serment auprès de sa sainteté le dalaï-lama de ne plus avoir aucun lien avec les pratiquants shugden, ils font du mal à la cause tibétaine", assène une commerçante.
"Le dalaï-lama est notre seul pilier, il est la seul personne sur qui l'on puisse compter", explique un moine fidèle à son chef spirituel.
En quelques mois, la ville a mis au banc une partie de sa population. Les moines shugden ne peuvent en effet plus entrer dans les commerces, les lieux publics et même dans les hôpitaux. Dans les rues, on peut voir les portraits de leurs leaders placardés sur les murs, comme des hors-la-loi.
Un discours violent du dalaï-lama
Le 7 janvier, le dalaï-lama a prononcé un discours d’une rare violence dans une université du sud de l’Inde. Devant des centaines de moines, il a fermement condamné le mouvement shugden et ses adeptes. "Je n’ai pas interdit les Shugden pour mon propre intérêt, j’y ai mûrement médité et réfléchi en mon âme et conscience."
Quelques semaines après le discours du dalaï-lama, les moines shugden ne pouvaient plus entrer dans les monastères. Le début, peut-être, d'un schisme qui pourrait exclure les quatre millions de Tibétains adeptes de cette religion.
Les moines récalcitrants se regroupent désormais à l'écart des lieux de culte. Ils sont vus comme des rebelles, des traîtres, qui ont tourné le dos à leur maître spirituel.
A la question "le dalaï-lama va-t-il vraiment réussir à interdire une religion ?", les moines répondent catégoriquement : "Il n’y arrivera pas parce que nous sommes dans le vrai". "D’un coté, le dalaï-lama parle tout le temps de liberté de religion et de compassion et, de l'autre, il nous interdit de pratiquer notre religion et nous chasse des monastères. C'est incohérent, on ne croit plus du tout en lui", témoigne l’un de ces moines.
Soupçons sur le dalaï-lama : ses démons seraient-ils plus politiques que spirituels ? Réponse à Dharamsala, au nord de l'Inde – le fief du dalaï-lama. C'est là qu'il vit, dans ce monastère, depuis qu'il a fui le Tibet, il y a 50 ans. C'est aussi là que siège le gouvernement tibétain en exil. Pour le Premier ministre, les Shugden sont avant tout des ennemis politiques, des ennemis de l'intérieur.
Amitiés chinoises
"Ils sont prêts à tuer n’importe qui, à frapper n’importe qui", affirme-t-il. Les Shugden, des assassins, mais surtout traîtres politiques à la solde des Chinois, selon les proches du dalaï-lama. "Les Shugden et les Chinois sont liés, c’est évident, poursuit-il. Les pratiquants shugden sont tous financés par les Chinois."Le chef de la sécurité nous montre la photo d’un Shugden très influent. "Il a visité la Chine au moins deux ou trois fois, nous explique-t-il. Il est utilisé par les Chinois à des fins politiques.
"Nous avons retrouvé l'homme figurant sur la photo. Il vit dans le sud de l'Inde, entouré d'une dizaine de disciples.
Il vient de déposer plainte contre le dalaï-lama devant la Haute Cour de justice indienne pour persécution religieuse. Il nie travailler pour le compte de la Chine mais ne pas cache son amitié pour le pays. "J’apprécie beaucoup les Chinois et j'approuve ce qu’ils sont en train de faire au Tibet", dit-il. Et d'ajouter "ce que nous sommes en train de vivre avec le dalaï-lama laisse facilement imaginer ce que pouvait être dans le passé son régime théocratique au Tibet. C'était beaucoup plus violent que ce que vivent aujourd'hui les Tibétains.
"En Inde, les fidèles shundgen sont aujourd'hui obligés de se cacher. Derrière cette chasse aux Shugden : la peur de l'infiltration chinoise dans les rangs des réfugiés tibétains. Cette fissure pourrait s’avérer dangereuse dans le combat pour l'autonomie du Tibet.
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Un SAS très tantrique...

Le héros de Gérard de Villiers, Malko Linge alias SAS, parviendra-t-il à sauver le Dalaï-lama de la vindicte des Chinois ?
Tuesday, September 16, 2008
La crise financière internationale par Jacques Cheminade
Jacques Cheminade dénonce l’oligarchie financière internationale et le rôle néfaste du milliardaire George Soros, agent de l’empire anglo-américain et du nouvel ordre mondial. (Le Dalaï-lama a reçu des sommes importantes de George Soros, qui dirige Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d’autres instituts*.)
Soros, déjà impliqué dans l’agression de la Georgie contre l’Ossétie, œuvre-t-il pour déclencher une guerre mondiale ?
*) Le principal financier du Dalaï-lama est le gouvernement des Etats-Unis. Entre 1959 et 1972, la CIA a versé 1,7 million de dollars au 'gouvernement tibétain en exil' et 180.000 dollars par an au dalaï-lama. Celui-ci a longtemps nié, mais a fini par le reconnaître.
Par la suite, et aujourd'hui encore, les versements ont été plus discrets, à travers des organisations de couverture comme le National Endowment for Democracy, le Tibet Fund, le State Department's Bureau of Democracy... Autre sponsor important : George Soros à travers l'Albert Einstein Institution, récemment encore dirigée par l'ex-colonel Robert Helvey des services secrets US.
Source : http://www.dullesnow.org/vraioufaux.html
Friday, August 01, 2008
Un yogi fervent et enflammé
Un yogi de Tanjore en Inde n’est pas un dévot tiède. Sa foi brûlante en ses mantras lui donne un aspect de Salamandre, un être élémentaire qui habite le feu.
Dans le yoga, le serpent de la kundalini est assimilé au feu intérieur qui monte à travers le corps et éveille des forces miraculeuses.
Durant sa jeunesse, le ligam du père d’Anne Roumanoff intéressait beaucoup l’illustre Saï Baba, un autre chaud yogin. Dans son livre "Candide au pays des gourous", Daniel Roumanoff révèle que le prétendu saint indien, faiseur de miracles, n’hésita pas à lui empoigner ses valseuses. Pour ses millions de dévots, le gourou hirsute est l’incarnation du Seigneur de l’univers, mais Dieu est accusé de pédophilie...
Tuesday, July 29, 2008
Expérience de mort imminente
Dans le documentaire, un intervenant fait une brève allusion au "Livre tibétain des morts", le "Bardo thödol", "La libération par l’écoute dans le bardo". ce texte n’est qu’un élément d’un ensemble plus vaste qui comprend des pratiques et des initiations au "Karling Shitro", le "Cycle des déités paisibles et courroucées".
Lors de leur trépas, les initiés du vajrayana sont confrontés à des visions très différentes de celles des personnes qui témoignent dans le film.
Dans l’au-delà, les initiés, versés dans les pratiques des déités paisibles et courroucées du bardo, voient des créatures inquiétantes succéder aux entités en union avec leur parèdre. Ce sont des hérukas buveurs de sang, des entités dévoreuses de cadavres et d’entrailles comme la noire Srigalamukha à tête de renard. Des formes effrayantes apparaissent devant le défunt. Des femmes à visage de scorpion, de truie ou de tigre…Elles sont armées de hachoirs, bâtons, chaînes de fer… Elles exhibent des crânes emplis de sang, des cadavres ou des peaux d’enfants comme Nandâ à tête de corbeau.
Les lamaïstes occidentaux, traducteurs de textes tibétains comme le "Karling Shitro", escamotent nos suspicions sur la véritable nature des pratiques du bardo en parlant de formes archétypales. Les chercheurs qui poursuivent les travaux du docteur Raymond Moody sur les EMI ne mentionnent pas les apparitions singulières du "Karling Shitro". Toutefois, les lamaïstes rétorquent que seuls les initiés, qui ont reçu la transmission de pouvoir et le sâdhana de ces déités, perçoivent ces formes étranges.
EMI négatives
Il existe des témoignages qui évoquent l’enfer. Le côté macabre de l’au-delà et les EMI négatives sont exploités par les mouvements chrétiens étasuniens. Les prédicateurs religieux brandissent la vieille peur des châtiments infernaux.
La mort est un processus de détachement de l’esprit qui abandonne à la décomposition ses enveloppes périssables dont le corps n’est que la plus matérielle. Les composants psychiques de la personnalité, notamment l’ombre, "shout" en égyptien, reliée au tellurisme, se dégradent également. L’ombre morte tombe dans les courants souterrains du tellurisme qui la ronge comme ferait un acide. Le monde souterrain de Mixtlan, chez les peuples de l’ancien Mexique ressemblait à l’enfer. Au Japon, le Shinto décrit un lieu de pourrissement infernal. Les religions monothéistes, le bouddhisme mahayana, d’anciennes traditions mentionnent des lieux infernaux. Les "fleuves infernaux souterrains" correspondent aux courants souterrains du tellurisme. L’action corrosive du magnétisme chtonien engendre la souffrance si le double aithérique, l’élémental physique, le "khaïbit" des Egyptiens, ne se détache pas de l’ombre morte.
L’idée de l’apocatastase infernale, c’est-à-dire la conception d’une punition éternellement renouvelée en enfer, est une doctrine exploitée par le pouvoir religieux pour terrifier et ainsi mieux contrôler leurs ouailles.
Sunday, July 13, 2008
Zeitgeist, les maîtres menteurs.
Des néo-bouddhistes confondent l’instant présent et l’autisme. Devant la maladie, il faut être capable de faire un bon diagnostique pour recouvrer la santé. Le médecin n’ignore pas les conséquences d’une affection non soignée (futur). Il sait aussi identifier les causes d’une pathologie (passé). Bien entendu, il lutte contre le mal (présent) sans dire au patient : "Tout ceci n'est qu'une illusion". D'ailleurs, quand un de ces bouddhistes souffre d’une rage de dent, il se précipite chez son dentiste pour que son "illusion dentaire" disparaisse rapidement.
Un député de droite est irrité par le cynisme de Sarkozy qui s’affichera une nouvelle fois à l’occasion du défilé du 14 juillet 2008. http://youtube.com/watch?v=cij_oKPfGFs
Le syndrome du chef qui affecte Nicolas Sarkozy est révélateur des dysfonctionnements d’une république malade et d’un peuple sclérosé par l’individualisme et le consumérisme. Derrière le président français, au psychisme si particulier, il existe tout un système malsain. Une crise salutaire de la population, un dernier sursaut d’une nation moribonde, arrivera-t-elle à faire tomber les parasites qui lui sucent le sang : politiciens corrompus, milliardaires insatiables, hiérarques religieux manipulateurs (s'ils sont plus discrets qu’autrefois, ils sont toujours redoutables dans la pénombre du spiritualisme moderne) ?
Comme son ami le bigot Bush, le chanoine Sarkozy est au service des maîtres menteurs qui pourrissent le monde par l’arbitraire politique et économique avec le concours de la religion.
Zeitgeist, ce film dure presque deux heures, dénonce les principaux mensonges utilisés par les prédateurs qui détiennent la richesse et le pouvoir :
- la religion ;
- le 11 septembre 2001 ;
- la finance internationale et ceux qui tirent les ficelles dans les coulisses.
Voir aussi : http://www.dailymotion.com/related/80692/video/x4n042_docle-gouvernement-mondialle-grand_politics
Chacun de nous peut avoir une assez bonne compréhension des problèmes sociaux et politique sans se laisser manipuler par les médias.
Certaines personnes perçoivent l’existence quotidienne et son arrière scène une avec très bonne acuité. Elles n’ont pas besoin des analyses trompeuses des professionnels du journalisme payés par les riches. Notre myopie sociale est souvent provoquée par une vision lénifiante de la vie répandue par un système de crétinisation de masse (par exemple, les productions d’Hollywood, les divertissements de la télévision…).
Avec un peu de courage, il est possible d’annihiler une bonne parties des conditionnements qui nous aliènent depuis l’enfance. Rompre avec des habitudes mentales sclérosantes demande un petit effort qui est vite récompensé. L’esprit en retrouvant son autonomie devient plus intuitif.
En attendant les flashs de l’intuition, des blogs comme celui d’Eva nous proposent une autre lecture de l'actualité :
Tuesday, July 08, 2008
Sunday, June 15, 2008
Kali Yuga
Selon le shivaïsme la durée du Kali Yuga, aussi dénommé l’âge de fer ou l’âge des conflits, est limitée à environ 6000 ans ; son début remonte à l’an 3 606 avant J.-C. et sa fin se situe en 2442 après J.-C.
Le calcul de la durée du kali Yuga est controversé.
Les erreurs d’interprétation des textes sanskrits, la confusion est caractéristique de l’âge noir, sont à l’origine de l’idée d’une période considérablement plus longue, environ 430 000 années.
Hésiode :
C’est maintenant (l’âge des hommes) de la race de fer. Ils ne cesseront ni le jour de souffrir fatigues et misères ni la nuit d’être consumés par les dures angoisses que leur enverront les dieux. Du moins trouveront-ils encore quelques biens mêlés à leurs maux. Mais l’heure viendra où Zeus anéantira à son tour cette race d’hommes périssables : ce sera le moment où ils naîtront avec des tempes blanches. Le père alors ne ressemblera plus à ses fils ni les fils à leur père, l’hôte ne sera plus cher à son hôte l’ami à son ami, le frère à son frère, ainsi qu’aux jours passés. A leurs parents, sitôt qu’ils vieilliront, ils ne montreront que mépris ; pour se plaindre d’eux, ils s’exprimeront en paroles rudes, les méchants ! et ne connaîtront même pas la crainte du ciel. Aux vieillards qui les ont nourris, ils refuseront les aliments. Nul prix ne s’attachera plus au serment tenu, au juste, au bien ; c’est à l’artisan de crimes, à l’homme tout démesuré, qu’iront leurs respects ; le seul droit sera la force, la conscience n’existera plus. Le lâche attaquera le brave avec des mots tortueux, qu’il appuiera d’un faux serment. Aux pas de tous les misérables humains, s’attachera la jalousie, au langage amer, au front haineux, qui se plaît au mal. Alors, quittant pour l’Olympe la terre aux larges routes, cachant leurs beaux corps sous des voiles blancs, Conscience (Aidos) et Vergogne (Némésis), délaissant les hommes, monteront vers les Eternels. De tristes souffrances resteront seules aux mortels : contre le mal, il ne sera point de recours.
" Les travaux et les jours ".