Surveiller le linge qui sèche, l'escargot qui rampe, le yaourt qui fermente sous la couette et atteindre, de temps en temps, à la vacuité d'un poil dans l'espace interplanétaire.
(Aphorisme CUBITENISTE)
Paul le Poulpe a prédit la victoire de l’Espagne. Les chakras du poulpe fonctionnent-ils mieux que ceux du lama (tibétain) ?
Histoire du Bouddhisme tibétain
La Compassion des Puissants
Elisabeth Martens
Depuis 1959 (c’est-à-dire depuis que le Dalaï-lama n’est plus au Tibet), les médias ont systématiquement noirci la Chine et mystifié le Tibet et le Dalaï-lama, de sorte que, actuellement, après 50 ans de matraquage médiatique, la très grande majorité (pour ne pas dire la quasi totalité) des intellectuels occidentaux choisissent pour le Tibet, donc contre la Chine. Pour arriver à ce résultat mirobolant, les médias se sont servis de l’histoire pathétique du Dalaï-lama, une histoire émouvante et remuant nos archétypes les plus profonds : l’histoire d’un roi-dieu, un roi-père, destitué de son trône par des traîtres pervers, chassé de son territoire par des démons rouges à queue fourchue, et " exilé par la force des armes ", précisent les médias. Alors qu’on sait fort bien maintenant que cet exil a été choisi par le Dalaï-lama, en accord avec l’aristocratie tibétaine, les laïcs et le clergé réunis. On sait fort bien que sa fuite a été organisée, préparée et financée par les Etats-Unis. Plusieurs ouvrages ont été écrit à ce sujet, non pas des ouvrages chinois, mais des ouvrages rédigés aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre, entre autre par les ex-agents de la CIA qui ont commandité la fuite du Dalaï-lama, des grands lamas et de l’aristocratie tibétaine, ces mêmes agents présents au Sikkim pour organiser la résistance tibétaine. Ces livres rendent public les mensonges médiatiques à propos du Tibet, dont le plus tenace est le " 1,2 millions de morts tibétains à cause de l’occupation chinoise ", chiffre qui a été démenti parce que, statistiquement et démographiquement, il ne tient pas la route. Ces livres rendent aussi public le soutien des Etats-Unis au Dalaï-lama et au Tibet, dès avant ’59 : une dépêche du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis note en 1956 que " le Tibet doit devenir le bastion de notre lutte contre le communisme en Asie ". Cette petite note exprime clairement que le Tibet et son représentant le plus célèbre ont été choisis pour servir de pions dans la guerre froide menée par les Etats-Unis, principalement contre le communisme en Chine. Une telle vision étasunienne, pragmatique et futuriste à la fois, explique la présence de le CIA au Sikkim dès le milieu des années ’50. Elle explique aussi le soutien financier dont ont joui les communautés tibétaines dès leur exil (1,7 million $/an pendant les années ’60) et le Dalaï-lama à la même époque (186.000 $/an), sans parler du soutien logistique octroyé aux mouvements pour l’indépendance du Tibet. On pourrait penser qu’avec le temps, ces financements se sont étiolés, mais il n’en est rien, ils se poursuivent de plus belle quoique sous l’auspice d’association aux noms plus ronflant que la " CIA ". C’est ainsi que les communautés tibétaines perçoivent aujourd’hui 2 millions $/an du " National Endowment for Democraty " (organisation étasunienne au-delà de tous soupçons !), à quoi il faut ajouter les nombreuses facilités dont jouissent les tibétains en exil, ainsi que les financements de la part de grands trusts internationaux.
Von Ungern Sternberg
Ferdynand Ossendowski aurait rencontré le Baron fou
Bêtes, hommes et dieux
"Bêtes, hommes et dieux" est un livre-culte de la littérature d'aventure vécue. Krasnoïarsk (Sibérie centrale), hiver 1920. L'homme vient d'apprendre qu'on l'a dénoncé aux " Rouges ", et que le peloton d'exécution l'attend. Il prend son fusil, fourre quelques cartouches dans la poche de sa pelisse, sort dans le froid glacial - et gagne la forêt. Commence alors une course-poursuite dont il ne sortira vivant, il le sait, que s'il ose l'impossible gagner à pied l'Inde anglaise à travers l'immensité sibérienne, puis les passes de Mongolie, puis le désert de Gobi, puis le plateau tibétain, puis l'Himalaya... L'itinéraire qu'il suivra sera quelque peu différent, et si possible plus sidérant encore. Mais ce que le livre révèle - et que le lecteur n'attend pas - c'est, parallèle an voyage réel. une étrange odyssée intérieure qui nous introduit au cœur des mystères de l'Asie millénaire. Car Ossendowski, géologue de son état, n'est pas qu'un savant doublé d'un aventurier. C'est un esprit exalté et curieux qui vit sa marche folle à la manière d une initiation...
Alain Daniélou
Le destin du monde d'après la tradition shivaïte
Un petit livre extrêmement profond et important, qui livre au lecteur une somme impressionnante de connaissance traditionnelle hindoue. L'auteur, spécialiste réputé de l'hindouisme, dit lui-même qu'il a hésité pendant de nombreuses années avant de livrer ces textes au public occidental, car ils comprennent notamment certaines prédictions de la tradition shivaïte - la plus ancienne de l'Inde. Tout comme d'autres ouvrages d'Alain Daniélou, ce texte est un coup de vent rafraîchissant au milieu du conformisme, de l'égalitarisme moralisateur, et de l'auto-satisfaction de l'Occident. C'est un petit livre extrêmement enrichissant, et qui sera utile à tous ceux qui sont engagés dans une recherche religieuse ou spirituelle.
Le première édition du livre s’intitulait : « La Fantaisie des dieux et l'aventure humaine ». Cette édition n’est pas épuisée.
Le Soûtra de l'Estrade du Sixième Patriarche Houei-neng
Soutra de l'Estrade traduit par Patrick CARRE
Le Sūtra de l’estrade du don de la loi du sixième patriarche ou Sūtra de l’Estrade est un texte mahâyâna produit en Chine entre le VIIe siècle et le XIIIe siècle par l’école Chan. Il contient une série de discours attribués à Huineng, sixième patriarche officiel de l’école, débutant par celui fait au temple de Dafan 大梵寺 près de Canton à l’invitation du préfet Wei 韋 de Shaozhou 韶州. L’"estrade" du titre est celle d’où le maître prodigue son enseignement. C’est le seul ouvrage bouddhique non traduit du sanscrit admis au rang d’authentique soutra. Ses noms courants en chinois sont Liuzutanjing 六祖壇經 ou Tanjing 壇經, formes abrégées de Liuzudashi fabaotanjing 六祖大師法寶壇經 ; son nom japonais est Sokei daishi betsuden. (source wikipedia)
Des livres recommandés dans ce site : « Soûtra de l’Estrade du Sixième Patriarche Houei-neng », traduction de Patrick Carré, « Entretiens de Lin-tsi », traduction de Paul Demiéville, « Entretiens du maître de Dhyâna Chen-houei du Ho-tsö », traduction de Jacques Gernet, sont maintenant épuisés.
Un livre de la même trempe serait toujours disponible. Il s’agit de l’enseignement de Hsi Yun de Houang-po, le maître de Lin-tsi.
« Entretiens », Houang-po, traduction de Patrick Carré :
« Un riche arsenal de connaissances théoriques ne vaudra Jamais l'absence de toute recherche. C'est ce qu'on peut faire de mieux ! L'adepte est un homme sans affaires qui n'a, à vrai dire, pas beaucoup d'états d'âme, et encore moins de principes à prêcher. Allez dispersez-vous sans affaires... "
Avec Lin-tsi, son fils spirituel, et Ma Tsou, l'ancêtre de sa lignée spirituelle, Houang-po (?-850) est sans doute possible, un des plus remarquables représentants de la mystique tch'an dite de Hong-tcheou. Le Tch'an [de Hong-tcheou] se caractérise par sa pratique fondée sur l'expérience immédiate de la réalité absolue, que Houang-po nomme esprit un " ... cet esprit, jamais venu à l'existence, n'a Jamais cessé d'exister... Illimité et insondable, on dirait l'espace vide ".
Son discours non-duel, basé essentiellement sur la contradiction, fait écho aux préoccupations de son auditoire de chercheurs spirituels. " Hors l'Eveil, il n'est aucune Réalité et si l'Eveil avait une quelconque réalité, ce ne serait pas l'Eveil " répète-t-il inlassablement, à la suite du Bouddha. Houang-po niant toute transmission de son Eveil, car dans l'Eveil il n'est aucun autre susceptible de recevoir quoi que ce soit, comment l'Eveil se transmet-il ? Aucun être se prenant pour tel ne peut le dire ou le penser. Une silencieuse coïncidence seule ouvre l'accès à la Voie où l'esprit se dissout et s'affine au fil de sa pureté primordiale. » (Quatrième de couverture)
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