Tuesday, December 25, 2007

Les nouvelles valeurs américaines et la légalisation de la cruauté



Deuxième partie


Troisième partie


Quatrième partie


Cinquième partie


Sixième partie





Les questions qui fâchent d'un étudiant trop curieux.
Le jeune homme est violemment interpellé par la police et reçoit une décharge électrique de 50 000 volts.



Il y a selon moi contradiction entre naissance et propriété. Celui qui en naissant sur terre n’a pas un endroit pour reposer sa tête est nécessairement l’ennemi de ceux qui possèdent… Il y a en France des millions d’hommes qui viennent au monde sans pouvoir dire avoir un arbre en partage. Il y aurait un terrible livre à faire sur le mot propriété. […]
Hauts et puissants larrons, sangsues opiniâtres, propriétaires durs, inexorables ! Par quelle fatalité faut-il que vous ayez tout, et que les autres hommes n’aient rien ? […]
Dans l’ancien régime,
les lois étaient toutes faites en faveur des riches…Les riches avaient formé une espèce de conspiration contre les pauvres, ils abusaient du travail, de la peine, de la fatigue, des efforts de tant d’infortunés… Cette violence-là s’était tournée en justice. Les lois n’agissaient plus que pour consacrer leur brigandage.
Louis-Sébastien Mercier (1740 – 1814)

Skull and Bones, l'élite de l'Empire : http://www.voltairenet.org/article14367.html

Voir aussi : http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=2446&titre=Fascisation-de-l-Amerique

Tuesday, December 04, 2007

Le contrat



Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs. Il n’y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme, et c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté à sa volonté.

Rousseau, Du contrat social.

Sunday, November 25, 2007

Freegan




Le site http://www.freegan.fr/ proclame :

L'argent est une valeur fictive instaurée par la société. Cette société, en nous obligeant à payer pour vivre, parvient à conditionner et à contrôler des masses phénoménales d'êtres humains.
Il faut abolir l'argent, restaurer l'entraide collective et arrêter de pourrir notre planète génitrice.

Monday, October 08, 2007

L'incorruptilité du moine




Le corps du lama Hambo Itigilov ne s’est pas décomposé bien que sa mort remonte à l’année 1927.

Selon Thurston, entre le 15ème siècle et le 20ème siècle, 42 saints ne présentaient aucun signe de corruption après l’exhumation du corps.


Les prodiges post mortem d’un moine maronite, le père Joseph Charbel Maklouf, décédé en 1898 à l’âge de 70 ans, sont relatés par Hélène Renard :


Ce furent d’étranges lumières qui attirèrent d’abord l’attention des voisins :


" Nous pouvions voir de nos maisons, disaient-ils, à dix minutes en face, au sud, une lumière brillante sur un tombeau différente des lumières ordinaires, qui apparaissait et disparaissait. "


Ils alertèrent les moines du monastère qui ne les crurent pas. Mais à force d’insister, ils se rendirent ensemble à l’endroit d’où émanait ce phénomène lumineux. Ce n’était pas n’importe quel tombeau. Là était enterré un saint homme, un moine maronite, le père Charbel Maklouf.


Comme la coutume l’impose, le défunt moine avaient été enveloppé de sa robe, et son corps descendu dans une tombe touchant à l’église du monastère. Le corps avait été déposé sur une planche, sans cercueil, sur une sorte de marche intérieure à 25 centimètres environ du sol. Comme cette tombe était évidemment située au-dessous du niveau du sol, elle était inondée dès qu’il pleuvait.


On vérifia la tombe, on s’assura que le corps était toujours bien en place et on referma soigneusement la sépulture.


Un an passa. Le 15 avril 1899, la tombe fut ouverte en présence du supérieur, de plusieurs moines et d’autres témoins. Ils s’aperçurent que les eaux de pluie avaient pénétré dans la tombe (et dans les autres également), la transformant en un véritable bourbier. A leur grande stupéfaction, ils virent que le corps du père Charbel flottait sur cette boue. On le retira donc. Et une nouvelle toilette fut donné à ce corps : quand il fut débarrassé des moisissures qui le recouvraient, on découvrit qu’il était intact. La peau était fraîche, les jointures flexibles ; les membres souples pouvaient parfaitement se plier ; les cheveux et la barbe n’étaient pas tombés. L’un des témoins, le père Joseph Younès le décrivit ainsi :


" Les mains étaient posées sur la poitrine, tenant la croix. Le corps était tendre, frais, souple ; sur le visage et les mains, on constatait la présence d’une certaine moisissure blanche semblable à du fin coton. Quand Saba Bou Moussa essuya cette moisissure, le visage et les mains apparurent comme ceux d’un homme endormi. Un sang bien rouge mêlé d’eau coula de son côté. "


On changea son linge et ses vêtements et, cette fois-ci, on enferma le corps dans un cercueil dont la partie supérieure, vitrée, permettait de le voir. Ce cercueil fut gardé dans un oratoire de l’église du monastère.


Les jours suivants, les moines inspectèrent le cadavre : de nouveau il était recouvert d’un liquide rouge qui paraissait suinter des pores de la peau. Et ce liquide imprégnait les linges et les vêtements à tel point qu’on était obligé de le changer deux fois par semaine.


Deux ans plus tard, en 1900, dans le but de mettre fin à ce suintement, on décida d’exposer le cadavre à l’air libre, sur une terrasse. Mais ce fut en vain. Le corps suintait toujours. Le docteur Elias El-Onaissi, dans une déclaration écrite en 1921, raconte : " J’ai vu au couvent d’Annaya le corps du père Charbel… Ayant attentivement examiné ce cadavre, j’ai remarqué que ses pores livraient passage à une matière comme la sueur… J’ai maintes fois recommencé le même examen à des époques différentes ; le phénomène a toujours été le même. "


Maintes fois, en effet, puisque ce suintement et cette incorruption du cadavre ont duré pendant plus de cinquante ans…


En 1927, le corps fut placé dans un cercueil de bois recouvert de zinc, isolé du sol, et la tombe minutieusement scellée dans un mur de la crypte.


En 1950, soit vingt-trois plus tard, ce même mur se mit à suinter un liquide rosé et visqueux… On fit rouvrir la sépulture : le liquide provenait du cercueil. L’enquête canonique commit trois médecins pour expertise qui observèrent que la " sueur de sang qui avait déjà été constaté depuis 1899 jusqu’en 1927 suintait toujours sans interruption de la même façon que lors de la précédente exhumation et, répandue sur tout le corps, avait imprégné les vêtements sacerdotaux. Une partie de la chasuble était pourrie, ainsi que le fond du cercueil de bois ; le fond du cercueil de zinc était fendu à l’endroit des pieds… "


C’est donc ce liquide qui, suintant dans ce cercueil fendu, avait fini par imprégner, goutte à goutte, le mur de la crypte. Les témoins de ce spectacle incroyable attestèrent aussi que le corps du père Charbel avait conservé toute sa souplesse. Mais l’histoire ne s’arrête pas là !


A nouveau, on replaça le corps dans un cercueil neuf, déposé dans un tombeau aux pierres cimentées. Comme les pèlerins commençaient à affluer, on accepta de le mettre dans une châsse qui permettait de le voir.


En 1952, soit cinquante-quatre ans après la mort du saint ermite, de nombreuses personnes ont pu observer que le corps était intact et qu’il suintait toujours cet étrange liquide. Parmi eux, le docteur Georges Choukrallah, qui examina trente-sept fois ce cadavre en dix-sept ans, écrit :


" Après avoir examiné maintes fois ce corps intact, j’ai été toujours étonné de son état de conservation et surtout de ce rougeâtre qui suinte. C’est un phénomène si unique qu’aucun médecin n’en a vu de semblable… "


Si le cas du père Charbel était unique, on serait peut-être en droit de rejeter tous ces témoignages malgré le sérieux des enquêtes canoniques.
Mais l’histoire des mystiques montre que bien d’autres cas d’incorruption sont attestés. Certains sont anciens, d’autres tout récents.


Hélène Renard, " Des prodiges et des hommes ", Philippe Lebaud Editeur.
Un article en anglais : Incorruptibility

Wednesday, June 27, 2007

Les satanistes



Vers le milieu de la vidéo, un sataniste prétend avoir tué une personne en recourant à des rites magiques. Il utilise une dague rituelle tibétaine nommée "phurba". Presque toutes les boutiques des centres bouddhistes tibétains commercialisent des phurbas.
Voir la première partie du reportage

En une année, 250 adolescents, adeptes du satanisme, se sont suicidés.

D'après les textes ésotériques, le sataniste fait un pacte avec les forces ténébreuses de l’infra-monde. Son gourou est Satan que Dante plaçait au centre du globe terrestre. Le pacte avec Satan entraîne pour le psychisme de profondes transformations négatives, car l’arcane du satanisme est la haine.
De nombreux rituels de la démonologie tibétaine relèvent de cet arcane. Les "protecteurs " courroucés du panthéon tibétain sont souvent des entités démoniaques qui ont pour mission de détruire et de tuer les adversaires du lamaïsme. Selon " Le Manuscrit d’Or ", le cinquième dalaï-lama célébrait les cultes des entités courroucées. Dans les rituels du cycle du rD-rje gro-lod gnam-lcags ‘bar-ba, l’encens est remplacé par la chair humaine brûlante (sha-chen-gyi bdug-spos), les lampes sont alimentées par de la graisse humaine fondue (tshil-chen-gyi mae-me), le sang remplacet l’eau rituelle, les fleurs sont substituées par des yeux… Une peau humaine (g.yang-gzhi) et un crâne sont utilisés par le magicien tantrique qui suit les instructions données par Zur Chos-dbying rang-grol. L’initiation à l’entité protectrice gSang- sgrub, un aspect particulier de dPal-dan lhamo, exige une tête humaine fraîchement coupée.

Wednesday, June 20, 2007

La lévitation du yogi






Des adeptes du bouddhisme tibétain pourraient croire que Padmasambhava est de retour en voyant un homme en lévitation. Cet homme, Criss Angel, de son vrai nom Christopher Sarantakos, est magicien, maître de yoga et cascadeur.

Dés l'antiquité, certains prêtres utilisaient des trucages pour simuler des dons surnaturels et des manifestations extraordinaires des dieux.
En Egypte, Isis était la déesse de la magie. Le mage égyptien, à la fois prêtre et guérisseur, était un personnage estimé et influent de la société. Le Papyrus de Westcar, conservé au musée d’art égyptien de Berlin-Charlottenburg, relate les exploit du magicien égyptien Dedi de Dedsnefru (ou Meidoum). Il vivait en 2700 avant J.C..

Du persan " mag " et du grec " mageia ", la magie était à l’origine la science des mages iraniens, les Maga. C’était le " peuple des Mages " qu’Aristote déclarait être plus anciens que les égyptiens. Cette tribu était spécialisée dans les rites. Des maga s’installèrent en Inde avant les invasions aryennes.


Magie égyptienne et Tantra, l’opinion d’Edward Conze.


"Au Tibet l’ancienne secte Rouge, dont les adhérents portent des robes rouges au lieu de jaunes, prêchent et pratiquent une doctrine ésotérique qui à l’origine avait été introduite par le prince indien Padmasambhava vers 750 après J.-C. Padmasambhava était un faiseur de prodiges qui ne fit au Tibet que deux courtes visites. Durant les brefs dix-huit mois de son séjour il n’en exerça pas moins une influence qui se ressent aujourd’hui encore au Tibet, en dépit du fait que l’Eglise Jaune officielle a combattu sa doctrine pendant cinq siècles. La raison principale de l’influence durable de Padmasambhava semble résider dans le fait que son interprétation du bouddhisme – une forme du Tantra – est très proche du Bönisme, la religion indigène du Tibet. Les adeptes de Padmasambhava sont appelés d’ordinaire les Nyingmapa, littéralement " Les Anciens ". La raison d’être de cette épithète est que leurs doctrines s’introduisirent en gros entre 750 et 850, c’est-à-dire dans la période qui précéda la grande persécution du bouddhisme par le roi Lang Darma (836-41).

Il est bien évident que les doctrines magiques secrètes, vu qu’elles ne prétendent pas se justifier par le raisonnement seul, exigent une certaine forme d’inspiration pour leur conférer de l’autorité. La tradition Nyingmapa prétend se fonder sur deux sources d’autorité. Les fondements initiaux de la doctrine avaient été transmis directement de maîtres indiens. En outre, le Nyingmapa a admis, comme la tradition hermétique du monde méditerranéen, que la tradition possédait une base supplémentaire dans la découverte des textes enfouis (gterma). Padmasambhava et autres maîtres enfouissaient certains textes dans des endroits écartés, qui devaient être découverts au moment voulu par des personnes prédestinées, si jamais se produisait le besoin d’une révélation supplémentaire. Pareillement les textes hermétiques traitant d’astrologie, d’alchimie, de magie, etc., se flattent dans bien des cas de représenter des livres écrits par d’anciens sages, qu’on doit " découvrir " et éditer quand les temps sont mûrs. Cela semble bien confirmer à nouveau notre opinion, suivant laquelle une grande partie du Tantra est une fusion entre la magie égyptienne sous sa forme gnostique, d’un côté, et la métaphysique du Mahâyana, de l’autre. Les textes enfouis au Tibet ont été déterrés à partir de 1125 environ. Parmi eux, il y a des ouvrages d’une grande valeur. "

Saturday, June 02, 2007

L'inédie, vivre sans manger.




Le jeune Ram Bahadur Banjan, proclamé « nouveau bouddha » par la dévotion populaire, doit une grande part de sa renommée à son extraordinaire abstinence alimentaire, réelle ou feinte.

L’inédie des yogis tibétains

Devant les journalistes venus l’interviewer, Matthieu Ricard, moine et interprète français du Dalaï-lama, se garde de révéler les secrets des yogis inédiques capables de vivre sans nourriture. Les escrocs et les gourous pullulent, ils sont toujours à l’affût d’une nouvelle malversation. La notoriété de Matthieu Ricard aidant, ils auraient vite mis sur le marché de la spiritualité « les secrets des yogis inédiques ».

La méthode existe, mais sa mise en pratique exige la maîtrise d’une forme spéciale de contemplation. Sans cette condition, le procédé des yogis tibétains jeûneurs s’avère inopérant et dangereux pour les plus obstinés.

Le lama Bonpö Tsewang Rigzin enseignait l’art de se sustenter d’énergie subtile. Les yogis apprenaient la technique respiratoire nommée « kumbhaka ». Ils maîtrisaient la contemplation de la nature de l’esprit, contemplation que les adeptes de la Grande Perfection appellent « trekchö ». Une médecine complétait l’ascèse. Sa forme la plus simple se limite à quelques grammes d’ARURA (Terminalia Chebula du genre des myrobolans), la panacée des tibétains. D’autres traditions tibétaines proposent des compositions médicinales complexes pour accompagner CHUNG LEN, l’ascèse alimentaire des yogis, des nangpa solitaires.
Pour rester en bonne santé, il ne faut jamais acheter des préparations médicinales portant la mention « Chung len ». Les aigrefins ne reculent devant rien pour s’enrichir, leurs poudres de perlimpinpin coûtent beaucoup plus cher que l’ARURA naturel en vente sur les marchés villageois de l’Himalaya.

Jasmuheen, la prophétesse du respirianisme, ne commercialise pas la technique de chung len, mais son goût prononcé pour l’argent et le channelling incite à la méfiance.

L’inédie de Mollie Fancher

Bien entendu, Jasmuheen, inédique du Nouvel Age, refusa les contrôles médicaux. En revanche, une véritable inédique fut observée en milieu hospitalier durant quatorze années.
Mollie Fancher n’était pas une inédique mystique comme Angèle de Foligno ou Catherine de Sienne. Elle avait pourtant des aptitudes médiumniques.

« Malade dès l’enfance, atteinte de tuberculose, elle cessa à quinze ans de manger. Parlant « d’indigestion nerveuse », les médecins lui conseillèrent de prendre de l’exercice, ce qui lui valut un traumatisme crânien après une chute de cheval. A dix-huit ans, invalide incurable, elle s’alita. Pliées sous elle, ses jambes se tordirent et s’atrophièrent, son bras se paralysa, elle devint aveugle. Totalement inédique, elle ne dormait pas. Sujette aux convulsions, elle demeurait sous contrôle médical permanent, avec garde de nuit, ce qui rendit impossible toute fraude alimentaire, pour laquelle n’existait d’ailleurs aucun mobile.
Son médecin, le Dr Speir, lui administra des émétiques. « L’estomac ne rejeta rien, dit-il, prouvant ainsi qu’il était vide. » On tenta de la nourrir de force avec une pompe stomacale, mais « cela la jeta dans des convulsions et sa gorge se noua ». Naturellement, pendant ses quatorze années d’inédie, toutes les fonctions d’évacuation se trouvèrent interrompues, comme en témoignèrent les infirmières. L’estomac s’atrophia. Le médecin ne trouvait plus l’estomac à la palpation. Il conclut :
« Je peux dire avec certitude qu’elle n’a rien mangé pendant quatorze ans. Ce cas renverse toutes les thèses médicales existantes. En un mot, il est miraculeux. »
Jean Guitton, Jean-Jacques Antier, « Les pouvoirs mystérieux de la foi ».

Aimé Michel signale plusieurs cas de jeûnes « prodigieux » attestés par des autorités médicales :
- l’inédie de Janet MacLeod fut consignée dans les Comptes rendus de la Royal Society d’Angleterre ;
- le cas de Marie Fürtner fut étudié par le Dr Karl von Schafhäukl ;
- le jeûne inexpliqué de Joséphine Durand intéressa plusieurs médecins.

Les inédiques mystiques chrétiennes les plus célèbres du 20ème siècle sont Thérèse Neumann et Marthe Robin.

Marthe Robin, une inédique chrétienne

Sunday, May 27, 2007

LES SIDDHIS (pouvoirs surnaturels)



« Les gens ne voient que leur propre corps et ils veulent des siddhis (pouvoirs occultes). Quand il s’agit de la réalisation du Soi, comment des pouvoirs pourraient-ils s’y trouver, ou se situer au-delà ? Les gens qui ont envie de siddhis ne se contentent pas de ce qu’ils conçoivent comme le jnâna ; ils veulent y ajouter des siddhis. Ils risquent donc de négliger le bonheur suprême du jnâna et de chercher des siddhis. Ils s’embourbent ainsi dans les voies latérales au lieu de s’engager sur la voie royale, et ils ont toutes les chances de s’égarer. Pour les mettre sur la bonne piste et pour les maintenir sur la voie royale à l’exclusion des autres, on leur dit que les siddhis accompagnent le jnâna. En vérité le jnâna comprend tout, et un jnânin ne gaspillera pas une seule pensée pour les siddhis. Que les gens cherchent d’abord le jnâna, et qu’ils cherchent les siddhis ensuite s’ils en ont envie. »
(Enseignement oral de Ramana Maharshi. Ce grand saint ne cessa de dénoncer les dangers de l’attachement aux pouvoirs surnaturels.)


1) Jnâna, c’est la sagesse spirituelle et l’éveil à l’ultime Réalité.
2) Atman ou le Soi.

Pierre Feuga après avoir étudié à la fois le Vedanta et le bouddhisme, ne différencie pas vraiment l’Atman de la nature de Bouddha :

« Je lisais beaucoup mais je n’avais pas – et je n’ai toujours pas – le tempérament rongeur d’un universitaire. Je ne cherchais donc pas à établir historiquement l’influence du bouddhisme sur le Vedanta ou du Vedanta sur le bouddhisme. N’étant pas dogmatique ni adepte de la pensée binaire, je ne me préoccupais pas non plus de savoir qui avait tort et qui avait raison, de la Mère ou du fils… je veux dire de l’hindouisme ou du bouddhisme, car il m’a toujours semblé qu’il s’agissait bien là d’une querelle de famille (les pires !), une famille éclatée en somme, non pas pour une banale histoire d’Eveil sous un figuier (ce n’était pas la première ni la dernière) mais peut-être pour une ténébreuse histoire de castes. Le bouddhisme est issu du brahmanisme comme le christianisme est issu du judaïsme (là, c’est plutôt un père qu’une mère), mais on ne se délivre pas si facilement de ses origines, il y a toujours l’empreinte génétique, le remords, la nostalgie et le besoin de se justifier qui poursuivent l’enfant prodigue… Et ce Bouddha Shâkyamuni, qui ne se voulait que le thérapeute de la souffrance, qui méprisait toute métaphysique, s’est retrouvé de fait à la source d’un foisonnement invraisemblable de spéculations, de théories, de débats, d’exégèses qui pourrait en remontrer, par la subtilité mais aussi la finasserie chicanière, la mauvaise foi et le coupage maniaque de cheveux en seize, à la plus détestable scolastique hindoue. J’aurais donc pu décréter, me débarrassant du problème, que tout cela, en fin de compte, n’était qu’indien, panindien, indianité, indianitude, et qu’il s’agissait de la même rengaine indéfiniment ressassée : moksha ou nirvana, plénitude ou vacuité, atman ou nature du Bouddha… tathata (écoutez crépiter ces trois syllabes sur le toit de votre parapluie)… Oui, la même chose exprimée avec des mots différents par des gens qui prenaient systématiquement le contre-pied les uns des autres, par jeu, par plaisir, par dépit, pour entretenir le Jeu cosmique, pour égayer le samsara, allez savoir…

Trop facile ! Amalgame, syncrétisme, paresse de l’esprit ! Je m’en avisais aussitôt que j’avais la tentation d’y céder et je retournais donc à mes comparaisons laborieuses. Mais comment discriminer entre les différences réelles, les fausses différences, les concordances, les fausses ressemblances ? Plus je m’efforçais de confronter les deux sagesses, plus elles échappaient à mes prises, me laissant retomber, mais piteusement, sans élégance, dans une sorte de tétralemme marécageux. Bouddhisme et Vedanta ? « Ni semblables ni dissemblables, ni semblables et dissemblables à la fois, ni non-semblables ni non-dissemblables. » A vous maintenant, vieux jeunes gens du vingt et unième siècle, de serpenter dans cette lumineuse confusion. »

Sunday, May 20, 2007

Le commerce de la magie n’épargne pas le clergé thaïlandais



La première vidéo montre le commerce religieux des Khuman Thong et Lak Yom.
La pratique ancienne pour réaliser un Khuman Thong se rapporte à la magie noire et exige un fœtus humain.
Le fœtus, enveloppé dans un tissu blanc, est mis à sécher dans le hall de prière d’un temple. Un rituel complexe permet d'y incorporer un esprit.

La police thaïlandaise a fait retirer les fœtus khuman Thong des marchés aux amulettes. A la place, des moines proposent de petites effigies en bois ou en terre. Ces amulettes sont aussi habitées par des esprits qui procurent bien être, amour, protection…

Les amulettes Lak Yom (parfois nommées Ruk Yom) sont de la même famille que les Khuman Thong et apparaissent également sous la forme d'un enfant présentés dans des bouteilles pleines d'huile de Santal.

Une autre pratique magique permet de fabriquer de l'huile d'attraction "Nam Man Praï".
La vidéo suivante montre le théravadin Ajahn Niaeh en train de préparer cette huile. Le magicien grille un fœtus humain et récolte la graisse qui s’écoule.
Cet Ajahn, devant son infâme barbecue, porte la tenue de moine bouddhiste.




La fabrication par un moine d’une huile magique à basse de graisse de fœtus humain révèle toute l’horreur de la dégénérescence religieuse.

Le commerce de gris-gris, amulettes, reliques, instruments rituels se développe sur Internet. Il est important de ne jamais acheter ces objets car trop d’innocentes créatures sont les proies de marchands diaboliques. Des talismans, des onguents et des philtres exigent le sacrifice de nombreux animaux, parfois d’êtres humains. La pratique du Khuman Thong remonte à Khunpen, qui tua une femme enceinte de son harem. Il retira le fœtus de son ventre et décida d'en faire un Khuman Thong, une entité ambiguë qui doit combler son propriétaire de privilèges matériels.


Il existe une officine Internet de la sorcellerie asiatique la plus abjecte. Elle se dissimule derrière un bouddhisme populaire totalement déconnecté de l’enseignement du Bouddha. Le Webmaster de ce site affirme qu’une partie des bénéfices est donnée à des associations caritatives. Des ONG accepteraient l’argent du commerce de la superstition. Il est difficile de croire que des organisations humanitaires empochent les dividendes du trafic d'ossements humains, d’organes d’animaux, de graisse de bébé… La fabrication de cette graisse a été filmée comme s’il s’agissait d’une vulgaire préparation culinaire. Ce crime doit interpeller le bureau des affaires religieuses de Thaïlande, dans ce pays le bouddhisme est une religion d’état. Il faut espérer que les religieux bouddhistes, qui cautionnent la commercialisation criminelle d’ingrédients et d’objets magiques répugnants, seront destitués et punis. Dans ce site sulfureux, ils sont photographiés et nommés avec le titre religieux usurpé de « Vénérable ».

Dans les trente mille monastères de Thaïlande, les moines sorciers à la peau tatouée de signes magiques sont une minorité. L’étude des « Trois Corbeilles » n’a pas disparu et beaucoup de moines suivent l’enseignement d’authentiques Vénérables comme BOUDDHADASA BHIKKHU ou AJAHN CHAH.

Le bouddhisme libère des croyances et des superstitions. Il ne préconise pas la récitation de formules magiques. Le culte des idoles et des reliques est une dégénérescence populaire. L’éveil ne s’obtient pas à l’aide de talismans, de rituels ou de pratiques occultes.

"Buddhism" means "the Teaching of the Enlightened One." A Buddha is an enlightened individual, one who knows the truth about all things, one who knows just what is what, and so is capable of behaving appropriately with respect to all things. Buddhism is a religion based on intelligence, science and knowledge, whose purpose is the destruction of suffering and the source of suffering. All paying of homage to sacred objects by means of performing rites and rituals, making offerings or praying is not Buddhism. The Buddha rejected all this as foolish, ridiculous and unsound. He also rejected the celestial beings, then considered by certain groups to be the creator of things, and the deities supposed to dwell, one in each star in the sky.
Buddhadasa Bhikkhu, "Handbook for Mankind".


Monsieur le webmaster du site incriminé,

Vous écrivez dans votre page d’accueil : " Le contenu de certaines des pages de ce site peut surprendre, ou même choquer selon vôtre sensibilité, je m'en excuse par avance mais ne compte pratiquer aucune censure. "

Votre démarche commerciale est en effet profondément choquante. En outre, vous ravalez le bouddhisme au niveau d’une vulgaire sorcellerie.
Vous utilisez une vidéo qui montre le mode de fabrication de la graisse de bébé dans vos pages consacrées à la magie noire et à la sorcellerie. Dans ces mêmes pages vous commercialisez des amulettes. La magie noire utilise des recettes dégoûtantes et ne recule pas devant le sacrifice d’êtres vivants. La magie noire est foncièrement immorale et criminelle. Vous ne dites jamais que vous refusez de commercialiser des objets magiques douteux. Existe-t-il dans la magie noire des valeurs respectueuses de l'éthique et de la dignité humaine ?

Bouddhanar ne souhaite pas polémiquer sur cette scandaleuse exploitation de la crédulité et des passions les plus viles. Quatre photos (un portrait, un crâne rituel, un nourrisson transformé en idole magique, un fétiche vaudou) sont retirées de ce blog, elles provenaient du site voué au commerce de la magie orientale et de ses gris-gris.

Le magicien se démarque du philosophe par son agressivité. Il est donc sage de ne pas indiquer le nom de ce site.

Le 01 juin 2007


La contrebande de crânes humains est lucrative sur Internet.
Voir la vidéo de TQS.ca

Monday, May 07, 2007

SECTES & RELIGION


Les miracles d’Osborn en débats

Sur fond de miracles spectaculaires, la venue de l’évangéliste américain Tommy Lee Osborn a rencontré un grand succès médiatique. Non sans susciter la réserve, dans les milieux protestants, sur le procédé utilisé. Et dessiner de nouveaux rapprochements entre chrétiens. Lire la suite

La crise du monde moderne
Pour ceux qui n’en sont pas encore arrivés au point à partir duquel une direction infaillible ne permet plus de s’écarter de la vraie voie, les déviations les plus graves sont toujours à redouter ; la plus grande prudence est donc nécessaire, et nous dirions même volontiers qu’elle doit être poussée jusqu’à la méfiance, car " l’adversaire ", qui jusqu’à ce point n’est pas définitivement vaincu, sait prendre les formes les plus diverses et parfois les plus inattendues. Il arrive que ceux qui croient avoir échappé au " matérialisme " moderne sont repris par des choses qui, tout en paraissant s’y opposer, sont en réalité du même ordre ; et, étant donné la tournure d’esprit des Occidentaux, il convient, à cet égard, de les mettre plus particulièrement en garde contre l’attrait que peuvent exercer sur eux les " phénomènes " plus ou moins extraordinaires ; c’est de la que proviennent en grande partie toutes les erreurs " néo-spiritualistes ", et il est à prévoir que ce danger s’aggravera encore, car les forces obscures qui entretiennent le désordre actuel trouvent là un de leurs plus puissant moyen d’action. Il est même probable que nous ne sommes plus très loin de l’époque à laquelle se rapporte cette prédiction évangélique que nous avons déjà rappelée par ailleurs : " Il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes, qui feront de grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu’à séduire, s’il était possible, les élus eux-mêmes. " Les " élus ", ce sont, comme le mot l’indique, ceux qui font partie de " l’élite " entendue dans la plénitude de son véritable sens, et d’ailleurs, disons-le à cette occasion c’est pourquoi nous tenons à ce terme " d’élite " en dépit de l’abus qui en est fait dans le monde " profane " ; ceux-là, par la vertu de la " réalisation " intérieure à laquelle ils sont parvenus, ne peuvent plus être séduits, mais il n’en est pas de même de ceux qui, n’ayant encore en eux que des possibilités de connaissance, ne sont proprement que des " appelés " ; et c’est pourquoi l’Evangile dit qu’il y a " beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ". Nous entrons dans un temps ou il deviendra particulièrement difficile de " distinguer l’ivraie du bon grain ", d’effectuer réellement ce que les théologiens nomment le " discernement des esprits ", en raison des manifestations désordonnées qui ne feront que s’intensifier et se multiplier, et aussi en raison du défaut de véritable connaissance chez ceux dont la fonction normale devrait être de guider les autres, et qui aujourd’hui ne sont trop souvent que des " guides aveugles ". On verra alors si, dans de pareilles circonstances, les subtilités dialectiques sont de quelque utilité, et si c’est une " philosophie ", fût-elle la meilleure possible, qui suffira à arrêter le déchaînement des " puissances infernales " ; c’est là encore une illusion contre laquelle certains ont à se défendre, car il est trop de gens qui, ignorant ce qu’est l’intellectualité pure, s’imaginent qu’une connaissance simplement philosophique, qui, même dans le cas le plus favorable, est capable de remédier à tout et d’opérer le redressement de la mentalité contemporaine, comme il en est aussi qui croient trouver dans la science moderne elle-même un moyen de s’élever à des vérités supérieures, alors que cette science n’est fondée précisément que sur la négation de ces vérités. Toutes ces illusions sont autant de causes d’égarement ; bien des efforts sont par là dépensés en pure perte, et c’est ainsi que beaucoup de ceux qui voudraient sincèrement réagir contre l’esprit moderne sont réduits à l’impuissance, parce que, n’ayant pas su trouver les principes essentiels sans lesquels toute action est absolument vaine, ils se sont laissé entraîner dans des impasses dont il ne leur est plus possible de sortir.

Ceux qui arriveront à vaincre tous ces obstacles, et à triompher de l’hostilité d’un milieu opposé à toute spiritualité, seront sans doute peu nombreux ; mais, encore une fois, ce n’est pas le nombre qui importe, car nous sommes ici dans un domaine dont les lois sont tout autres que celles de la matière. Il n’y a donc pas lieu de désespérer ; et, n’y eût-il même aucun espoir d’aboutir à un résultat sensible avant que le monde moderne ne sombre dans quelque catastrophe, ce ne serait pas encore une raison valable pour ne pas entreprendre une œuvre dont la portée réelle s’étend bien au-delà de l’époque actuelle. Ceux qui seraient tentés de céder au découragement doivent penser que rien de ce qui est accompli dans cet ordre ne peut jamais être perdu, que le désordre, l’erreur et l’obscurité ne peuvent l’emporter qu’en apparence et d’une façon toute momentanée, que tous les déséquilibres partiels et transitoires doivent nécessairement concourir au grand équilibre total, et que rien ne saurait prévaloir finalement contre la puissance de la vérité ; leur devise doit être celle qu’avaient adoptée autrefois certaines organisations initiatiques de l’Occident : Vincit omnia Veritus.
René Guénon

Le blog de Cyparis propose une critique de l'oeuvre de René Guénon.

Saturday, April 07, 2007

Les "élites" et la magie noire : le témoignage des enfants d'un juge





Tout le monde le sait, les « élites » de la société contemporaine se vautrent dans le stupre et la corruption. Mais leurs pratiques sataniques demeurent occultées.

Les enfants du Juge Roche révèlent les perversions sexuelles et les crimes rituels de certains notables, politiciens, hauts fonctionnaires et magistrats membres de confréries sataniques.
La ritualisation de la sexualité caractérise le tantrisme.
Le Nang-tcheud (expression tibétaine) est la forme diabolisée du tantrisme et l’arcane de sociétés secrètes perverses. C’est une magie rouge. « Le pseudo-tantrika, tue sa partenaire, soit par strangulation, soit en la poignardant dans le dos. Par ce rite horrible, il vise à s’incorporer le double de sa victime qui survivra en son propre organisme, mais à l’état spectral, c’est-à-dire spirituellement mort. »
(J.-L. Bernard)


Le Nang-tcheud désigne aussi un immonde élixir fait de sang et de chair humaine qui permet aux lamas dégénérés de prolonger leur vie. (Source : Alexandra David-Neel et Barbara Flandres.)

Le témoignage des enfants du Juge Roche est hallucinant. Les dérives du système judiciaire français et les pratiques criminelles de notables pervers sont non seulement totalement crédibles mais très largement corroborées par d'autres témoignages et dossiers comparables.










Les élites qui nous gouvernent et la « contre-tradition »

Dans son livre « Le règne de la quantité et les signes des temps », édité en 1945 (Gallimard), l’année de la libération de l’Europe, René Guénon pressent les menaces qui continuent de peser sur le monde. La dictature absolue, la « contre-tradition », travestie en spiritualité universelle, se met progressivement en place.

Ce règne de la « contre-tradition » est en très exactement, ce qui est désigné comme le « règne de l’Antéchrist » : celui-ci, quelque idée qu’on s’en fasse d’ailleurs, est en tout cas ce qui concentrera et synthétisera en soi, pour cette œuvre finale, toutes les puissances de la « contre-initiation », qu’on le conçoive comme un individu ou comme une collectivité ; ce peut même, en un certain sens, être à la fois l’un et l’autre, car il devra y avoir une collectivité qui sera comme l’ « extériorisation » de l’organisation « contre-initiatique » elle-même apparaissant enfin au jour, et aussi un personnage qui, placé à la tête de cette collectivité, sera l’expression la plus complète et comme l’ « incarnation » même de ce qu’elle représentera, ne serait-ce qu’à titre de « support » de toutes les influences maléfiques que, après les avoir concentrées en lui-même, il devra projeter sur le monde. Ce sera évidemment un « imposteur », puisque son règne ne sera pas autre chose que la « grande parodie » par excellence, l’imitation caricaturale et « satanique » de tout ce qui est vraiment traditionnel et spirituel ; mais pourtant il sera fait de telle sorte, si l’on peut dire, qu’il lui serait véritablement impossible de ne pas jouer ce rôle. Ce ne sera certes plus le « règne de la quantité », qui n’était en somme que l’aboutissement de l’ « anti-tradition » ; ce sera au contraire, sous le prétexte d’une fausse « restauration spirituelle », une sorte de réintroduction de la qualité en toutes choses, mais d’une qualité prise au rebours de sa valeur légitime et normale ; après l’ « égalitarisme » de nos jours,
il y aura de nouveau une hiérarchie affirmée visiblement, mais une hiérarchie inversée, c’est-à-dire proprement une « contre-hiérarchie », dont le sommet sera occupé par l’être qui en réalité, touchera de plus près que tout autre au fond même des « abîmes infernaux ».
René Guénon

Saturday, March 03, 2007

LE LAMAÏSME EN MONGOLIE

THE CAVE OF THE YELLOW DOG




En 1920, un ingénieur polonais, pourchassé par les bolcheviks, gagne la Mongolie.

En Mongolie, pays des miracles et des mystères, vit le gardien du Mystérieux et de l’Inconnu, le Bouddha vivant, Sa Sainteté Djebtsung Damba Houtouktou Khan, Bogdo Gheghen, pontife de Ta Kure. C’est l’incarnation de l’immortel Bouddha, le représentant de la lignée ininterrompue de souverains spirituels régnant depuis 1670, qui se transmettent l’esprit toujours plus affiné de Bouddha Amitabha joint à Shén-rézi, l’esprit miséricordieux des montagnes. En lui est tout, même le mythe du soleil et la fascination des pics mystérieux de l’Himalaya, les contes des pagodes de l’Inde, la sévère majesté des conquérants mongols, empereurs de l’Asie toute entière, les antiques et brumeuses légendes des sages chinois ; l’immersion dans les pensées des Brahmanes ; la vie austère des moines de l’Ordre Vertueux ; la vengeance des guerriers éternellement errants, les Olets, avec leurs Khans, Batur Hun Taigi et Gushi ; le fier héritage de Gengis et Koublai Khan ; la psychologie cléricale réactionnaire des lamas ; le mystère des rois tibétains commençant avec Srong-Tsang Gampo ; l’implacable cruauté de la secte jaune de Paspa. Toute la brumeuse histoire de l’Asie, de la Mongolie, du Pamir, de l’Himalaya, de la Mésopotamie, de la Perse et de la Chine, entoure le Dieu vivant d’Ourga. Ainsi ne doit-on pas s’étonner que son nom soit vénéré tout le long de la Volga, en Sibérie, en Arabie, entre le Tigre et l’Euphrate, en Indochine et sur les rives de l’océan Arctique.

Pendant mon séjour à Ourga, je visitai plusieurs fois la demeure du Bouddha vivant ; j’ai causé avec lui et j’ai observé sa vie. Ses savants marambas favoris m’ont longuement entretenu de lui. Je l’ai vu lire des horoscopes, j’ai entendu ses prédictions, j’ai consulté ses archives de livres anciens, les manuscrits contenant la vie et les prédictions de tous les Bogdo Khans. Les lamas me parlèrent avec franchise et sans réserve, la lettre du Houtouktou de Narabanchi m’ayant gagné leur confiance.

La personnalité du Bouddha vivant présente la même dualité que l’on retrouve dans tout le lamaïsme. Intelligent, pénétrant, énergique, il s’adonne en même temps à l’alcoolisme, qui a causé sa cécité. Lorsqu’il devint aveugle, les lamas tombèrent dans le désespoir le plus profond. Quelques-uns assurèrent qu’il fallait l’empoisonner et mettre à sa place un autre Bouddha incarné ; les autres firent valoir les grands mérites du pontife aux yeux des Mongols et des fidèles de la religion jaune. Ils décidèrent finalement de bâtir un grand temple, avec une gigantesque statue de Bouddha, afin d’apaiser les dieux. Ceci cependant ne réussit pas à ramener la vue du Bogdo, mais lui donna l’occasion de hâter le départ pour l’autre monde de ceux d’entre les lamas qui avaient fait preuve d’un radicalisme excessif quant à la méthode de résoudre le problème de sa cécité. (…)

L’estime et la fidélité religieuse la plus profonde entourent le pontife aveugle. Devant lui tous se prosternent, face contre terre. Les khans et les houtouktous s’approchent de lui à genoux. Tout ce qui l’entoure est sombre et plein d’antiquité orientale. Le vieillard aveugle et ivrogne, écoutant un air banal de phonographe, ou donnant à ses serviteurs une secousse électrique avec sa dynamo, le féroce tyran empoisonnant ses ennemis politiques, le lama maintenant son peuple dans les ténèbres, le trompant par ses prédictions et ses prophéties, est cependant un homme différent des autres. "
Ferdinand OSSENDOWSKI, "Bêtes, hommes et dieux".


Le lecteur entrevoit dans ce passage du récit de Ferdinand Ossendowski une critique du lamaïsme.
Les critiques d’un proche du Dalaï-lama, Herbert Röttgen, alias Victor Trimondi, complètent celles de Ferdinand Ossendowski. Elles révèlent des aspects obscurs se rapportant au royaume mystérieux de
Shambhala, nommé aussi Shangri-la. Pour Ossendowski, la terre mythique des grands initiés tantriques se nomme Agarttha. Selon les informations réunies par Ossendowski durant ses voyages, l’Agarttha est un royaume souterrain, ce qui fait frémir des auteurs sur la nature des initiés du monde d’en bas.

Friday, February 16, 2007

CASSE DOGME





Les lamas tibétains disent : "Dans le monde des animaux, on renaît sous l'emprise de l'ignorance et de la stupidité." Mon oeil !


Plusieurs fois remise en cause, l'intelligence des animaux a néanmoins été démontrée par de nombreux tests. Plusieurs créatures se sont démarquées par leurs aptitudes intellectuelles. Les grands singes et les éléphants, qui peuvent se reconnaître dans un miroir, les corvidés qui fabriquent des outils comme les chimpanzés, les perroquets qui peuvent tenir une conversation structurée et comprendre la notion de zéro, les éléphants qui ont un culte des morts et les cétacés au langage si complexe.
D'autres animaux tels les rats, les cochons et les pieuvres ont surpris les chercheurs par leur capacité de raisonnement.
(source : WIKIPEDIA)

Wednesday, February 14, 2007

LE CLIMAT CHANGE mais pas la société



Derrière cette vidéo satyrique, il y a le bilan écologique et social de l'ultra libéralisme qui évoque curieusement un antique message de l'Inde.
La tradition spirituelle indienne considère que l'humanité est entrée dans le KALI YUGA, la partie finale d'un long cycle divisé en quatre âges.

D'après le Lingä Purânä :
"Ce sont les plus bas instincts qui stimulent les hommes du KALI YUGA. Ils choisissent de préférence les idées fausses, ils n'hésitent pas à persécuter les sages, l'envie les tourmente. La négligence, la maladie, la fin, la peur, se répandent. Il y aura de graves sécheresses. Les différentes régions des pays s'opposent les unes aux autres... Les hommes seront sans morale, irritables et sectaires... Répandant de fausses doctrines et des écrits trompeurs. Les gens ont peur, beaucoup périront. Le nombre des princes et des agriculteurs décline graduellement...Les classes ouvrières veulent s'attribuer le pouvoir royal et partager le savoir, les repas et les lits dans anciens princes. La plupart des nouveaux chefs est d'origine ouvrière. Ils pourchassent les prêtres et les tenants du savoir...On tuera les foetus dans le ventre de leur mère et on assassinera les Héros... Des voleurs deviendront des Rois et les Rois seront des voleurs. Nombreuses seront les femmes qui auront des rapports avec plusieurs hommes... La terre produira beaucoup en certains lieux et trop peu dans d'autres ... Les dirigeants confisqueront la propriété et en feront mauvais usage. Ils cesseront de protéger le peuple... Des hommes vils qui auront acquis un certain savoir seront honorés comme des sages... Des savants seront au service d'hommes médiocres, vaniteux et haineux... Il y aura beaucoup de personnes déplacés, errant d'un pays à l'autre. Le nombre des hommes diminuera, celui des femmes augmentera. Le nombre des vaches diminuera... Les hommes de bien renonceront à jouer un rôle actif... Les jeunes filles feront commerce de leur virginité... Incohérence dans la distribution des pluies... Il y aura beaucoup de mendiants et de sans travail. Tout le monde emploiera des mots durs et grossiers, on ne pourra se fier à personne. Les gens seront envieux. La dégradation des vertus et la censure des puritains hypocrites et moralisateurs... Des groupes de bandits s'organiseront dans les villes et les campagnes... L'eau manquera... Ceux qui devaient assurer la protection des citoyens ne le feront pas. Nombreux seront les voleurs, les viols seront fréquents...Beaucoup d'enfants naîtront dont l'espérance de vie ne dépassera pas 16 ans. Les voleurs voleront les voleurs, les gens deviendront inactifs, léthargiques et sans but. Des gens affligés par la peur et la faim se réfugieront dans des abris souterrains... Les vagabonds seront nombreux dans tous les pays... Des gens de toutes origines épouseront des filles de n'importe quelle race. Les femmes deviendront indépendantes et rechercheront les beaux mâles... Quitteront un mari sans ressources pour un homme riche... Elles seront minces, gourmandes, attachées au plaisir, égoïstes, ne s'intéressant qu'à elles mêmes... Se livreront aux désirs des hommes les plus vils et pratiqueront des actes obscènes. Les hommes ne chercheront qu'à gagner de l'argent, les plus riches détiendront le pouvoir... Les gens sans ressources seront leurs esclaves... Les chefs d'Etat ne protégeront plus le peuple mais, au moyen d'impôts, s'approprieront les richesses... Les agriculteurs abandonneront la terre pour devenir ouvriers. Beaucoup seront vêtus en haillons, sans travail, dormant par terre, vivant comme des miséreux. Par la faute des pouvoirs publics beaucoup d'enfants mourront... Certains auront des cheveux blancs à 12 ans... Il n'y aura plus de morale... La durée de vie sera raccourcie... L'eau manquera, les pluies manqueront, les champs deviendront stériles... Des gens se nourriront de bulbes et de racines... Seront sans joie et sans plaisirs. Beaucoup émigreront vers des pays où pousse le blé..." Alain Daniélou, "LE DESTIN DU MONDE d'après la tradition shivaïte"

Monday, February 12, 2007

LES SECTES, un reportage de FR3



" Mon banquier est gurdjieffien et danse d’un bureau à l’autre, ma postière bouddhiste vire les mandats en se réfugiant dans la Terre pure, mon libraire revitalise son catholicisme romain moribond aux profondeurs de l’orthodoxie, souriant de ce que les parlementaires russes aient récemment classé l’Eglise catholique au rang des sectes et que leur président ait dû se rétracter après l’intervention du président Clinton et du Pape. Les hédonistes sont tantriques ; les précis, zennistes en robe noire ; les intellos, shivaïtes ; les marginaux donnent dans le chamanisme et dans le champignon lucidogène, les rigoureux sont soufis, les timides redécouvrent Héraclite et Empédocle d’Agrigente. Quant aux autres, gavés de niaiseries télévisuelles, ils pensent que si leur voisin n’a pas la télé, bouffe bio ou fait du yoga il appartient forcément à une secte. "
Daniel ODIER

Saturday, February 10, 2007

Nonnes du TIBET et le retour d'un vieux lama



Devant les forces de la nature, les nomades du Tibet se conciliaient la protection d’entités surnaturelles pour apaiser leurs angoisses. Les rituels du vajrayana se comprennent mieux quand on parcourt ce pays extraordinaire.
De rares lamas choisissent de rentrer au Tibet où ils sont plus utiles qu’en Occident. Ils ont bien compris que le Vajrayana attire des Occidentaux en mal de loisirs insolites. D’autres lamas, moins scrupuleux, font fortune en exploitant la soumission traditionnelle du disciple au maître.
« Quand les figures dévotionnelles étaient d’humbles moines à la vie simple et à l’éthique austère, ce don de soi pouvait sans doute être envisagé comme un engagement profond de leurs quelques disciples. Mais aujourd’hui avec des « maîtres » qui sont devenus pour certains, en quelque sorte, des businessmen du Dharma, menant la vie internationale des hommes d’affaires ou des politiques - carte gold, classe affaire et suites dans des hôtels cinq étoiles - ce sacrifice du corps, de la parole et de l’esprit de leurs très nombreux disciples dispersés dans le monde entier a perdu son sens ancien. Mais de plus il peut être risqué et décevant pour ces derniers. La tentation de fédérer les milliers d’adeptes en exigeant d’eux ce don de soi total est devenu irrésistible pour des gourous qui veulent aller vite, convertir, augmenter leur part du marché spirituel, voire se mesurer parfois avec une branche concurrente de leur propre lignage schismatique.
Car c’est la notion même de « relation de maître à disciple » qui s’est ainsi dévoyée : les nouveaux disciples ne voient leur maître que rarement, une fois par an peut-être, parfois moins enore, au gré de ses villégiatures par avion, ne le connaissent pas intimement, doivent jouer des coudes parmi des centaines d’autres disciples pour lui dire quelques mots… Sur les plateaux du Tibet, jusqu’au dix-neuvième siècle, le maître vivait le plus souvent dans la proximité de ses disciples, parfois juste quelques personnes plus jeunes, des familiers en somme, qui à son contact pouvaient apprendre, deviner, comprendre et établir une relation humaine avec lui sur la durée. Et il fallait compter alors en années, voire en décennies, pour envisager cette rencontre progressive avec l’instructeur.
Ainsi le néo bouddhisme a gardé les apparences anciennes du bouddhisme, mais la substance de l’apprentissage a été dévoyée pour se conformer à l’ère globale de la consommation de masse de loisirs spirituels. » Marc BOSCHE

Friday, February 09, 2007

L'exagération du ZAZEN et l'infantilisme



"L'exagération du ZA-ZEN qui s'est manifestée secondairement résulte alors peut-être de la transformation des monastères en pensionnats de jeunes gens. Les faire rester immobiles pendant des heures sous la férule de moniteurs armés de bâtons est assurément la meilleure méthode pour éviter qu'ils commettent des sottises." ALAN W.WATTS

Bien que la méditation tch'an (zen) soit dite "assise", elle ne dépend nullement de cette position. "Ne rien se remémorer, lit-on dans le Traité de l'Illumination dans l'Essence, voilà ce qu'on appelle "concentration et recueillement" (tch'an-ting). Si vous comprenez ce que cela signifie, concentration et recueillement sont possibles alors que vous marchez ou vous tenez debout, alors que vous êtes assis ou couché." PATRICK CARRE

Wednesday, February 07, 2007

SS RAËL est pour les OGM, le CLONAGE...1/3



RAËL a passé son enfance à Ambert, élevé par sa tante et sa grand-mère. Sa visite, chez un druide en 1953, l'impressionne beaucoup. Il fréquente un pensionnat catholique au Puy-en-Velay et y provoque un scandale en participant à la communion sans être baptisé. Ses parents le retirent ensuite du pensionnat pour le mettre à l'école d'Ambert.

Guitariste, il se rend à Paris en 1961 pour devenir chanteur de rue. Sous le pseudonyme de Claude Celler, il a sorti plusieurs chansons inspirées par son idole Jacques Brel en 1966, dont : Le miel et la cannelle, Madam' Pipi, Monsieur votre femme me trompe, Quand on se mariera, et Sacrée sale gueule ; en 1971 : Mon amour Patricia. Il entre chez Disc'AZ avec Lucien Morisse, où il fait six disques, dont Le Miel et la Cannelle. Cependant, en septembre 1970, son producteur se suicide et la carrière de Claude Celler, le « petit Brel », s'arrête là.

Un peu plus tard, il créa à Clermont-Ferrand une revue de sport automobile, Auto-Pop. Sa revue fut un échec, après le choc pétrolier et l'interdiction des compétitions automobiles. En 1974, il abandonna sa profession de chroniqueur sportif et se consacra au mouvement qu'il venait de créer. (source : WIKIPEDIA)

Tuesday, February 06, 2007

Monday, February 05, 2007

SS RAËL 3/3


RAËL a rencontré BOUDDHA, JESUS et le caricaturiste SERGE CHAPLEAU.